Un suivi spécifique est
nécessaire
Suite aux différents tracts et affichages sur le panneau syndical CFDT, concernant le management sur le site de production, la CFDT se voit dans l’obligation
d’accentuer son action. Une nouvelle fois la direction noie le poisson, elle essaie de nous conduire sur le chemin de la complaisance… Voyons Messieurs, on se réveille, vous avez en face de
vous la CFDT !!! Finalement on sent bien que cette direction là ne veut pas se donner les moyens d’un management moderne, bien au contraire. De toute manière elle n’est pas moderne, elle
use les salariés, tel que cela se faisait à la « glorieuse » époque du taylorisme. La jeunesse de nos dirigeants n’est malheureusement pas un gage de contemporanéité
managériale. Un exemple tout bête qui en dit long sur le climat actuel : La société Valeo EEM s’est vue octroyer un nouveau Directeur de division… Monsieur le Directeur s’est-il présenté
à l’ensemble des salariés ???? Ce que tous pensent tous bas, la CFDT le dit tout haut. On use, on jette (plus exactement on « force » à partir).Alors qu’elle mesure
prendre pour faire changer les choses ?
Même le groupe de travail lancé par la direction sur le secteur Logistique semble avoir tiré son scénario d’une mauvaise
« série B ». Les dés sont-ils pipés d’avance ??? De toute manière, il était hors de question pour la CFDT de se laisser enfermer dans un carcan où nous n’aurions pas notre
mot à dire, ni notre philosophie à défendre. Pour toutes ces raisons, la CFDT décide de se lancer dans un vaste travail d’investigation sur les dérives qui sont légion au sein de notre site. Pour
ce faire, la CFDT a choisi de porter son action exclusivement, dans un premier temps, sur les secteurs où les problèmes de management sont récurrents. Les secteurs sont les suivants :
Induits D7R – Induits D6RA – Logistique. Prochainement vous verrez vos élus dans ces différents secteurs.
SSE CFDT - Valeo Ida
Zoom sur le harcèlement managérial
Les problématiques relatives aux conditions de travail et à la lutte contre la souffrance au travail sont de plus en plus nombreuses. L'actualité récente amène ainsi à s'interroger sur l'influence que peuvent avoir les méthodes de gestion et de management sur la santé des salariés.
Qu'est-ce que le harcèlement moral ?
Le Code du travail définit le harcèlement moral comme le fait pour le salarié de « subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel » (article L. 1152-1 du Code du travail).
Le harcèlement managérial de mieux en mieux reconnu
Des décisions récentes de la Cour de cassation reconnaissent que les méthodes de l'employeur peuvent constituer un harcèlement moral pour les salariés.
Dans un arrêt du 10 novembre 2009, la Chambre sociale de la Cour de cassation utilise directement le terme de « harcèlement managérial ». C'est la technique de management utilisée à l'encontre de tous les salariés du service qui est mise en cause. Les difficultés économiques dues à la « crise » ne sauraient justifier que les managers imposent une pression insupportable aux salariés.
Une décision de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 3 février 2010 estime encore que les méthodes de gestion mises en œuvre par un supérieur hiérarchique peuvent caractériser un harcèlement moral pour un salarié déterminé.
Le regard porté par le juge sur les méthodes de management de l'employeur
Une immixtion progressive : les juges s'intéressent de plus en plus aux méthodes de management et de gestion du personnel mises en place au sein de l'entreprise. En effet, les juges estiment que ces méthodes peuvent être sources de harcèlement moral. C'est ce qui ressort par exemple de l'arrêt de la Cour de cassation du 10 novembre 2009.
Dans ce cas, ce n'est pas le comportement de l'employeur avec un salarié qui est mis en cause, mais avec l'ensemble des salariés de l'entreprise, de l'établissement, voire du service.
Les juges commencent ainsi à reconnaitre que des méthodes globales de management, parce qu'abusives et non respectueuses de la personne des salariés, peuvent constituer un harcèlement moral.
D'une méthode globale à un effet particulier : ce type de harcèlement moral prend une forme collective, puisqu'il trouve sa source dans les techniques de management utilisées par l'employeur ou le supérieur hiérarchique à l'encontre de tous les salariés. Mais ensuite, pour être caractérisé, il faut que ces méthodes conduisent, pour un salarié pris individuellement, à produire les effets du harcèlement moral (dégradation de ses conditions de travail, de sa santé physique et mentale...).
A noter : les juges ne se demandent pas quels sont les effets collectifs de la méthode de management, mais les effets individuels sur chaque salarié.
Article de juritravail.com
La Direction se doit de
réagir
Etait-ce possible pour moi, de rester sur mes billets d’humeurs #27 et #28 (Cf. http://www.cfdt-valeo-ida.com ),
sans entrer plus en profondeur le bout de mon doigt là où tout commence à ce faire moelleux ? Ai-je le droit de passer sous silence un management qui me semble être gérer comme une
caste ? C’est bien de cela dont il s’agit. Par caste, les
hindous visaient à diviser la société. En clair, on ne mélange pas les différents échelons pyramidales d’une même castre entre eux. Le système des castes et des droits de l'homme
étant totalement incompatibles, nous ne pouvons rester sans agir face à cela. Et lorsque des responsables syndicaux de la CFDT le dénoncent ils passent pour des empêcheurs de tourner en rond.
C’est bien ce qui se passe chez Valeo à l’Isle d’Abeau, la Direction prend toujours faite et cause pour ceux qui sont sensés les représenter, sans mettre en place la réflexion nécessaire à la
gestion de conflits. Tu es d’un bord inférieur, tu as tort, puisque le chef a toujours raison. Je schématise mais la vérité est toute proche de mon propos. Pourquoi, depuis des années la CFDT
monte régulièrement au créneau pour parlementer avec le DRH sur des décisions totalement absurdes qui sont prises par des managers et je ne parle pas que de superviseurs ? Je ne trahis rien
en disant que souvent au sortir du bureau du DRH, la CFDT s’est sentie confortée dans l’idée de son message était empli de vérité et qu’enfin un espoir sur de réels changements étaient possible.
Puis dans la réalité, on se rend compte que rien ne change. Je pense que la raison de ce non-changement est simplement due au fait que nous ne sommes pas au même échelon de la caste, donc notre
discours ne peut générer de l’empathie de la part d’un DRH. Pourtant il suffit de lire ce que génère un management moderne dans une entreprise pour se rendre compte à quel point sur le site de
Valeo Isle d’Abeau nous sommes loin de cette modernité. Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de défiance entre le haut et le bas de l’échelle alors que c’est l’inverse que nous souhaitons
(enfin je l’espère), c'est-à-dire la responsabilité et la confiance. Je ne peux que conseiller à la Direction de mettre en place des structures simples et stables ou chacun aurait un
rôle clair avec des pouvoirs cohérents. Si rien ne change, il est clair que la CFDT ne saura pas l’accepter. Notre rôle étant de dénoncer toutes les dérives, nous n’hésiterons pas à placer le
débat à la hauteur et au niveau des agissements de nos interlocuteurs. J’ai l’espoir que quoiqu’il en soit le travail que nous faisons, en dénonçant les abus, ne peut rester sans lendemain. Un
vaste plan d’action est nécessaire. Une entreprise qui se trouve dans cette difficulté là se doit de réagir vite et je ne peux conclure autrement qu’en appelant la Direction à ne pas faire la
sourde oreille. Pour le coup, il en va du bien être des salariés de notre établissement.
Serge GONNELLAZ – Secrétaire de la SSE CFDT Valeo Ida
Plus l'encadrement est féminin, plus l'entreprise
réussit
Une étude montre que les entreprises ayant un taux de féminisation élevé obtiennent de meilleurs résultats que les autres. BNP
Paribas, la banque qui a le mieux résisté à la crise, est aussi celle qui a l'encadrement le
plus féminisé. L'encadrement des entreprises du CAC40 est en moyenne féminisé à hauteur de 29,59% avec un minimum de 8% (EADS) et un maximum de 57% (LVMH et Hermès). Cette disparité des genres dans les entreprises est généralement appréhendée sous un angle moral pour dénoncer la discrimination à l'égard des femmes, notamment
dans l'accès aux postes de management. D'autre part, les politiques en faveur d'une plus grande égalité sont perçues par les décideurs économiques comme étant des actions sociales par nature
contre-productives pour l'entreprise. Cette supposition ne s'appuie sur aucun élément tangible. Au contraire. Une étude réalisée sur les entreprises du CAC40 sur la période 2002-2006 montre que
les entreprises ayant un taux de féminisation de leur encadrement supérieur à 35% ont des performances supérieures aux autres en matière de croissance, de rentabilité, de productivité du travail
et de création d'emplois.
Le seuil de 35 % est déterminant
Le seuil de 35% est important car il a été identifié par des sociologues comme étant le seuil minimum pour qu'une minorité au sein d'une organisation influence le fonctionnement de celle-ci. Sur la période 2002-2006, les 14 entreprises du CAC40 qui ont plus de 35% de femmes dans leur encadrement, ont connu en moyenne une croissance de 23,54% de leur chiffre d'affaires. Les 28 entreprises qui ont moins de 35% de femmes dans leur encadrement ont connu une hausse de leur chiffre d'affaires limitée à 14,61%. La différence de performance entre les deux groupes est de 61,12%. En ce qui concerne la rentabilité (somme des résultats opérationnels sur 5 ans/somme du chiffre d'affaires sur 5 ans), les 14 entreprises à l'encadrement féminisé ont, en moyenne, une rentabilité de 19,55% contre 9,97% pour les 28 autres. La différence de performance entre les deux groupes est de 96,09%. En matière de productivité du travail (moyenne sur cinq ans de la productivité annuelle des salariés), les 14 entreprises à l'encadrement féminisé ont une productivité du travail supérieure de 33,88% à celle des 28 entreprises dont l'encadrement est féminisé à moins de 35%. En matière de création d'emplois, les 14 entreprises à l'encadrement féminisé ont connu en moyenne une augmentation de 18,88% de leur nombre d'emplois et les 28 autres n'ont connu qu'une augmentation de 7,36% de leur nombre d'emplois, soit une différence de 156,52%.
Les entreprises dont l'encadrement est le plus féminisé sont également celles qui ont les meilleures performances économiques. Ainsi, Renault dont l'encadrement est féminisé à hauteur de 23% a connu une croissance de 11% sur la période 2002-2006 alors que celle de Peugeot, dont l'encadrement est féminisé à 18,5%, n'a été que de 4%
Les femmes ont un comportement différent face au risque
Les éléments d'explication relèvent de l'influence favorable que peut avoir une plus grande diversité des ressources humaines dans l'entreprise. Une entreprise qui recrute autant de cadres femmes que hommes accroît mécaniquement son vivier de talents. La diversité des sexes apporte une diversité des systèmes de représentation des individus et donc des questionnements et des solutions différentes. Plusieurs études américaines ont montré que les femmes et les hommes ont une approche et un comportement différent face au risque. La banque qui a le mieux résisté à la crise financière, en l'occurrence BNP Paribas, est également la banque dont l'encadrement est le plus féminisé (41,4%) alors que Dexia est la banque qui a essuyé les pertes les plus importantes, notamment à cause de ses investissements spéculatifs, n'a un encadrement féminisé qu'à 18,4%.
Des femmes chefs de projet chez Volvo
L'exemple de Volvo illustre l'intérêt de la diversité des sexes. Partant du constant que les femmes sont parties prenantes dans la décision d'achat d'un véhicule (elles représentent 54% des acheteurs de Volvo aux Etats-Unis), l'entreprise a lancé en 2002 un projet de concept car : « Your Concept Car » dont les neuf chefs de projet étaient des femmes.
L'idée était que les femmes ont des attentes différentes des hommes à l'égard de leur voiture et qu'un véhicule conçu par des femmes répondrait d'autant mieux aux attentes des clientes. Ce concept car, finalisé en 2004, a conduit à des évolutions dans la conception des voitures en matière d'accessibilité, de rangement, de visibilité et d'entretien pour mieux répondre aux attentes des conductrices. La diversité des sexes au sein de l'encadrement constitue un avantage concurrentiel durable pour l'entreprise.
L'effort de féminisation ne doit pas se limiter aux conseils d'administration
S'il est facile d'accroitre la féminisation des conseils d'administration pour atteindre des quotas, féminiser l'encadrement demande plus d'efforts. Par exemple, un conseil d'administration de 14 personnes qui comprend 2 femmes (féminisation de 14%) n'a à recruter que quatre femmes (et faire partir 4 hommes) pour atteindre le quota de 40% prévu par le projet de loi sur la féminisation des conseils d'administration. En revanche, une entreprise qui emploie 10 000 cadres, dont 14% sont des femmes, devra recruter 2 600 femmes cadres et faire partir autant d'hommes pour atteindre une proportion de 40% de femmes cadres. Ce changement est irréalisable à court terme et confère de ce fait un avantage durable aux entreprises qui ont déjà ce niveau de diversité.
Ce texte est une synthèse des conclusions d'un article de recherche qui sera publié dans le numéro d'avril de la revue du CNRS Travail, genre et sociétés.
Article Rue 89 – Michel FERRARY
On ouvre la boite de Pandore
du management
Je reviens, non sans plaisir, sur le rôle des managers au sein du site de production. J’ai entendu ça et là, et je veux vous remercier pour cela, les félicitations adressées à la CFDT pour son
tract distribué sur le site, mercredi 17 février 2010. J’espère qu’il n’aura écorné personne (pourtant la triste tête de certain me laisse à penser que leur nuit a été agitée) et qu’il
aura permis de lever le voile sur un secret de polichinelle qu’est la méthode de management de responsables qui semblent, avant tout, être en mal de reconnaissance. Je le redis tout net, la
majorité des managers n’est pas visée dans nos écrits et ceux-là le savent bien. Comme le savent ceux qui se sentent altérés. Si je me permets de remettre en cause les méthodes de management de
certains responsables c’est que je reçois (et je ne suis pas le seul) des messages de salariés qui se plaignent, ça c’est la première des choses. Je ne peux rester indifférent et cela me
place dans une quasi-obligation d’analyser la situation du plaignant. Si l’on considère qu’un secteur de l’entreprise, quel qu’il soit, est une « partie prenante » de l’entreprise
elle-même, alors celle-ci doit se doter d’un corps managériale digne de ce nom. Il est clair pour moi qu’il est difficile de trouver un management égal sur tous les secteurs, car les individus
sont tous différents, que les missions données peuvent générer des facteurs de stress différents à des échelles difficilement chiffrables…. Lorsque je décris certaines personnes comme
responsables de maux (et de mots) de par leur méthode managériale je ne peux faire abstraction de leurs responsables N+1, N+2 qui taisent le message qu’ils reçoivent à longueur d’année.
Les messages sont multiples, je ne vais pas m’étaler là-dessus, je citerai simplement les arrêts maladies et les remontées, via les élus du personnel, des problèmes rencontrés par les salariés,
aux responsables eux-mêmes, et aussi souvent au DRH ou au Directeur d’usine. Sans que l’on ne puisse affirmer avec certitude qu’il s’agisse d’une méthode de management voulue par la direction
elle-même, cela ouvre la porte à un sacré quiproquo soit sur la lenteur à analyser la situation de leur part, soit sur le désir de laisser s’envenimer une situation et d’en venir à des extrêmes.
Les cas sont légions et l’on voit qu’in fine se sont toujours les moins protégés qui trinquent (sanctions, départ de l’entreprise comme remède au mal….). Si l’on considère que les
managers sont à « ranger » dans des familles bien distinctes : les profils « classiques » qui comportent les leaders charismatiques et les leaders architectes,
les profils « névrotiques » qui appartiennent aux structures dites normales, à savoir, les hystériques et les obsessionnelles et les profils des « patrons à
problèmes », pour faire clair, les dictateurs, les paternalistes et les inaptes on peut facilement juger que l’entreprise n’a pas analysé correctement les différentes situations qui mènent
certains salariés à occuper des fonctions qui semblent être bien trop grandes pour eux. Maintenant qui sont les vrais responsables de ce qui se passe sur le plateau industriel en matière de
management ? A mes yeux cela ne fait aucun doute. Je le dis clairement et sans ambiguïté, la responsabilité incombe directement au DRH et au Directeur d’usine qui n’ont pas jugé utile de
prendre en compte des données objectives qui placent sur le devant de la scène des hommes a fort potentiel humain, rassembleurs, charismatiques qui donnent envie aux membres d’une équipe de le
suivre. Ma conclusion portera sur l’analyse de la direction qui mène un salarié à être mis à pied à titre conservatoire car il aurait fumé sur le site. Le moins que l’on puisse dire c’est que
cette mesure drastique à de quoi étonner tant dans sa rudesse que par son manque de communication. Je sais, je connais par expérience syndical, je reconnais même que la mise à pied conservatoire
peut être utile voire nécessaire dans certains cas, mais là, on touche simplement la bêtise du bout des doigts. Jamais au grand jamais ce qui est reproché à ce salarié ne nécessite un tel
acharnement. N’y a-t-il pas d’autre moyen d’expliquer, de faire comprendre à un salarié que l’on estime qu’il vient de franchir la ligne blanche
(et je vous rappelle que rien n’est avéré à ce jour) ? Si bien sur, les leaders charismatiques le savent eux !!!
Serge GONNELAZ – Secrétaire de la SSE CFDT - Valeo Ida
On est bien loin d'un management modèle
Faut-il que je sois bouleversé par ce qui se passe pour qu’enfin je me décide à me mettre derrière mon cher clavier et donner mon point de vue sur un sujet épineux ??
Depuis plusieurs mois, je n’en étais plus sur. Je me suis trouvé « vide », « incapable-volontaire » à analyser ce qui
s’était produit dans ma vie de syndicaliste. Tellement déçu de
comprendre que finalement le syndicalisme dont je rêvai avait été bafoué. Puis une « histoire », je devrai dire une injustice, me [re]donne goût à me [re]placer sur l’échiquier syndical. Alors qu’elle est donc cette histoire ? Elle touche un collègue de travail, une personne avec qui j’ai partagé de longues heures à travailler,
sur les mêmes machines, à échanger… Un salarié sur qui l’on peut
s’appuyer, honnête, sensible…. Un gars comme je les aime. Alors je
prend faite et cause pour lui, car je sais ce qu’il est !!! Je
l’aurai aussi fait sans cela !!! On l’accuse d’avoir fumé sur le
plateau industriel. Non pas ça !!! Peine capitale ???? La
sentence tombe : La direction laisse entendre indirectement, que
ce salarié est coupable sans avoir à se justifier. La direction lui
inflige la peine maximale jusqu’à ce qu’il soit convoqué pour se justifier. Il est convié à rester chez lui et ne sera pas rémunéré. Oui, ce salarié est puni à une mise à pied à titre conservatoire. Logiquement, cette « sanction » est donnée à des salariés risquant de causer des dangers à
l’entreprise ou à ses salariés. Il aurait fumé, d’après son
superviseur. Je dis « il aurait », car évidemment ce son de
cloche ne résonne que du coté du superviseur, à contrario, ces collègues de travail l’on vu avec une cigarette non allumée. Les dirigeants de nôtre entreprise décident, sans entendre le salarié, de le priver de salaire. Mais où sommes-nous ?? Pour quelles raisons la direction porte un jugement sur la seule base du témoignage d’un superviseur ?
Superviseur veut-il dire Superman chez Valeo ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ? De quel droit ? Dois-je étaler au grand jour toutes les données que j’ai en ma possession pour démontrer à quel point
il semble plus que litigieux d’accorder de la confiance au seul discours d’une personne qui a à maintes reprises eu à se justifier de propos tendancieux envers des salariés, même des collègues de
la CFDT ? Dois-je avouer que sans moi il ne saurait même plus
dans l’entreprise ? (Cf. tract du 17/02/10). J’ai presque le
sentiment que cela me donne une légitimité ! Ai-je à étaler au
grand jour les discours que j’ai tenu, en compagnie de mes collègues cédétistes, au DRH lors de la nomination de ce superviseur ? Dois-je étaler au grand jour les différents conflits que la CFDT a eu à gérer avec ce
superviseur ? Ai-je à étaler au grand jour que le climat des
secteurs qu’il a eu à gérer a toujours été exécrable ? Je pourrai
m’étaler en détail sur chacun de mes dires… En vingt ans d’entreprise, j’ai accumulé des anecdotes. Pourquoi, alors que la situation que nous vivons devient intenable, intolérable, des personnes se permettent de détruire tout sur
leur passage ? Quel argument doit-on avancer pour se permettre
d’infliger le pire à des salariés déjà en souffrance ? Quelle est
donc la réflexion des [individus] responsable hiérarchiques sur le devenir des salariés qu’ils veulent voir virer de la boite en joignant le mensonge comme seul alibi ?
Que dire de cette direction qui semble tenir la jugulaire du mal être au sein du site de
production ? Pourquoi la direction ferme-t-elle les yeux sur ce
qui se passe, alors que la CFDT averti sans cesse des dérives managériales ? Car oui, les dérives touchent plusieurs superviseurs (pas tous, certains sont irréprochables et ceux-là le
savent et moi aussi je le sais). Cela fait des mois que la CFDT
tire la sonnette d’alarme…. La direction ne pourra pas dire qu’elle ne
savait pas. Je me pose la question de savoir si tout ceci n’est pas
conduit d’une main de maître par des dirigeants qui souhaitent se débarrasser de certaines personnes et pour se faire agiraient en sous main via certains
superviseurs ??? Je n’ai pas de réponse, je
suppute !!! Je redis ostensiblement que la direction se
trompe de route en agissant ainsi, qu’elle passe à coté de la force essentielle que représente l’ensemble des salariés du site. Elle s’écarte et se prive de ce qui doit faire la force numéro un d’une entreprise, à savoir ses salariés.
La CFDT demande depuis des années la mise en place d’une politique managériale ou
l’humain aurait une place prépondérante. Au lieu de cela, une
énergie folle est passée à incriminer Pierre, Paul ou Jacques, à rejeter la faute, voir même à l’inventer, avec comme seul objectif (non avoué) de détruire l’outil de
travail. Et on nous dira que nous ne sommes pas compétitif car pas
assez impliqué. Aujourd’hui, nous en sommes loin et la seule
responsable de ce gâchis n’est autre que notre direction.
Serge GONNELAZ – Secrétaire de la SSE CFDT Valeo Ida
Des managers serviles au service d’une « petite » direction, sans talent mais manichéenne.
On apprend avec stupéfaction la mise à pied à titre conservatoire d’un collègue de l’équipe de nuit dans le secteur Induits D6ra sous couvert qu’il aurait fumé sur son lieu de travail.
Faux, archis-faux, cette personne ne fumait pas, toute son équipe est formelle là-dessus. Il avait une cigarette à la main et allait en zone fumeur pour la consumer.
Cette situation gravissime est due simplement à la servilité d’un superviseur (qui soit-dite en passant ne doit d’être [encore] présent sur le site de production que grâce à l’intervention de Serge GONNELLAZ – Elu CFDT – auprès du DRH du moment, alors que celui-ci avait entamé une procédure de licenciement contre lui car il en était venu aux mains avec un autre collègue de boulot) qui fait passer ces intérêts personnels à ceux des salariés dont il y a en charge le management.
Que dire aussi du Responsable d’UAP, qui comme il en prend l’habitude régulièrement, traite les conflits avec si peu de tact qu’on est en droit de se poser des questions sur son attitude à occuper un poste ou la qualité première doit être le dialogue.
Depuis plusieurs mois, le plateau industriel est managé par des personnes qui n’ont, ni le talent, ni la posture adéquate à une telle fonction.
Plusieurs conflits ont eu lieu dernièrement et mettant toujours en cause le management obsolète des certains superviseurs (pas tous, toujours les mêmes, sans aucun doute ceux qui ont le moins de talent, ils se reconnaitront).
La CFDT appelle à plus de modération de la part de la Direction, à lever illico presto la mise à pied à titre conservatoire du salarié.
Je reviendrai en détail sur certains faits et commenterai dans un billet d'humeur, ma façon toute personnelle et mon analyse de la situation telle que les salariés la vive actuellement sur le
site de production Isérois.
Serge GONNELAZ - Secrétaire de la SSE CFDT - Valeo Ida
La
direction « vire » des salariés et comble le manque de personnel par des salariés intérimaires
Sans aucunement remettre en cause les salariés intérimaires qui
travaillent sur le site de production, il est tout de même normal que la CFDT se pose un minimum de questions.
Durant un an maintenant, la Direction générale du Groupe VALEO s’évertue à mettre en place une baisse d’effectif significative sur l’ensemble des sites du Groupe VALEO, avec notamment la perte de 10% des effectifs sur les sites français et près de 15 % sur le site Isérois.
La CFDT s’est acharnée à défendre l’emploi en refusant d’entrer dans un accord de méthode car nous savions que ces pertes d’emplois poseraient un énorme problème lorsque l’activité allait redémarrer.
Nous avions même écris notre certitude de voir entrer des salariés intérimaires dès que les départs volontaires seraient effectifs.
Ce qui est intéressant c’est que la direction se targue que les partants ont tous été volontaire. Soit, mais la CFDT n’a pas la mémoire courte et nous nous souvenons très bien que si le quota de salariés volontaires n’avaient pas été atteint, c’est bien un plan social sec qui aurait vu le jour.
In fine le site de production aurait, quoiqu’il en soit, perdu environ 80 salariés.
Tout ce qui se passe aujourd’hui, la CFDT l’avait prévu et vous en avait tous informés.
On vous rappelle que les départs ont été mis en place car la crise était là et que le Groupe VALEO perdait – soit disant - de l’argent…..
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Est-ce que les départs volontaires, accolés à l’entrée de salariés intérimaires n’ont pas coûté plus cher que si l’emploi avait été maintenu en demandant la poursuite du chômage partiel à 75% ????
Bien sur que si !!!
Cette politique qui a été décidée au sommet de la hiérarchie du Groupe VALEO est un vrai scandale, elle a mis des salariés dans la difficulté, détérioré les conditions de travail, généré un stress permanent…
Il suffit de voir le taux d’absentéisme monter en flèche pour s’en convaincre.
La CFDT est persuadée que la politique VALEO est une politique dangereuse. Elle vise à terme à anéantir l’emploi.
Notre analyse ne vise qu’à vous éclairer, nous vous laissons libre de juger par vous-même de la
situation.
SSE CFDT Valeo Ida
Pour toi Zeyyat, ces quelques lignes pour
le compagnon que tu étais
Zeyyat vient de nous quitter brutalement. Sa disparition brutale m’empli de
chagrin. Mes pensées vont à Nermin – son épouse – à ses enfants, qui coute que coute doivent continuer le chemin.
Je pense à tous ses proches qui viennent de perdre en sa personne, un mari, un papa, un ami, un compagnon.
A tous ces amis syndicalistes (dont je faisais parti) qui ont exploré, construit, agit à ses cotés avec comme unique objectif d’être utile à la collectivité.
Zeyyat était un homme droit, ses convictions ancrées en lui auront permis de porter haut la voix des salariés qu’il représentait.
Je me souviens d’échanges très récents avec Zeyyat, notamment sur les évènements qui se sont produit au sein de l’entreprise, tel que le plan social et la mise en place de l’accord de méthode, de l’arrivée de la ligne alternateurs,… Ca le rendait triste de voir que le chemin emprunté par certains allait à l’encontre de celui qu’il désirait.
Il a toujours eu des convictions, on pouvait ne pas être en phase, mais jamais cela n’a remis en cause le respect mutuel que nous avions l’un pour l’autre.
Je me souviens aussi des deux journées de grève que nous avons vécu ensemble CGT et CFDT, Zeyyat rayonnait de bonheur, convaincu que nous arriverions à changer le cours des choses. Il était heureux, aussi très fiers lorsque ses enfants étaient présent à ses cotés sur le piquet de grève.
Comment ne pas évoquer sa présence constante et assidu aux différentes réunions ou jamais je ne l’ai vu aller à l’encontre de l’intérêt des salariés.
Aujourd’hui je suis triste d’avoir perdu un compagnon de route.
Je présente à l’ensemble de sa famille mes plus respectueuses condoléances.
Zeyyat, repose en paix.
Serge
Ca bouge
suite à la plainte de la CGT
Lundi 22 juin 2009, à 9 heures 30 aura lieu sur le site de Valeo à Saint-Quentin-Fallavier, un recomptage des bulletins de votes du 1er collège.
Cette opération se fera en présence des Membres de la Direction, des
Représentants du personnel et aussi en présence d'un huissier de justice.
La CFDT se réjouie de cette décision.
Cette information m'a été annoncée par Monsieur Le DRH.
Serge GONNELAZ - Secrétaire de la SSE CFDT
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