Les infomations en provenance des sites de Valeo France sont péssimistes
Depuis plusieurs semaines l'Inter CFDT Valeo a mise en place une récolte d'informations touchant tous les Délégués Syndicaux Centraux ayant pour but de centraliser toutes les données
concernant les fermetures de sites pour la fin d'année, les jours de chômage partiel, les RTT, etc...
On remarque que l'ensemble des sites français sont très affectés par la crise et tous sont sujets à des fermetures inhabituelles. Nous tenons à jour un tableau très précis des fermetures de sites, remis à jour quotidiennement.
Soucieux de faire passer l'information auprès des spécialistes du secteur économique et social, je suis régulièrement en contact avec des journalistes qui souhaitent connaitre comment l'entreprise gère la crise.
Rue89 - www.rue89.com - est de ceux-là, avec une rubrique sur ECO89 et la bonne idée d'une carte de France détaillée des effets de la crise, mais aussi Entreprise & Carrière.
Capital doit reprendre contact pour que je leur fasse part des réalités vécues sur le terrain.
Je reviens aux fermetures pour vous donner quelques indications Laval ferme 11 jours, Reims 14 jours, Châtellerault du 12 décembre au 5 janvier, Abbeville du 8 décembre au 5 janvier, Sainte Florine 15 jours, Idem pour Saint Clément et Annemasse.... Mais aussi le chômage partiel, 3 jours pour Annemasse, 7 jours pour Limoges, 18 jours pour Abbeville pour les salariés n'ayant plus de congé. La liste est longue...
Il semble maintenant acquis que la fin de l'année va être difficile. A en croire les économistes il ne va pas falloir s'attendre à une amélioration d'ici de long mois. A moins que l'Union Européenne sorte de son chapeau la solution miracle à un retour à la normale. Mais combien faudra-t-il mettre sur la table ?
Serge GONNELAZ - Secrétaire de la SSE CFDT
Au-delà de tout !!!
Le plaisir de réécouter les Noirs dez, de savoir qu'ils reprennent enfin le chemin de l'écriture. Premier morceau « Gagnant / perdants » et déjà ils nous donnent des nouvelles de « Nicolas et Pimprenelle ». Le texte est bon, vivement la suite...
Serge G
Le journal « Les Echos » publie sous ce titre un long entretien avec François Chérèque, dans son
édition du 20 octobre.
Quelles leçons tirez-vous de la crise financière ?
Cette crise est née d'une dérive totalement immorale du capitalisme. Elle prend son origine dans une exploitation ignoble des ménages américains défavorisés auxquels on a fait miroiter un modèle de vie acheté avec des crédits à haut risque. En les endettant jusqu'au cou, c'est révoltant.
Oui, mais ces prêts immobiliers devaient permettre à ceux qui étaient exclus du rêve américain de le rejoindre...
Moi, j'ai un doute sur le rêve qu'on leur a vendu : la maison individuelle, certainement, mais l'émancipation individuelle, la libération par le travail, pardonnez-moi, j'en suis moins sûr ! Il n'y avait rien de vertueux là-dedans. Ce n'était pas des bonnes œuvres. On voudrait nous faire croire maintenant que c'était du capitalisme compassionnel ? C'est une blague. C'était juste un capitalisme immoral. De la même manière, je suis atterré d'entendre parler de capitalisme financier et d'économie réelle comme s'ils n'avaient rien à voir. Mais, enfin, c'est tout le contraire. C'est bien le capitalisme financier qui a imposé ses règles à toute l'économie, à travers les rentabilités irréalistes exigées par les fonds d'investissement ou à travers l'individualisation des droits sociaux. Cette individualisation a considérablement réduit le champ de la négociation collective dans l'entreprise. Parce que cela sert les intérêts des financiers. C'est cela que nous voulons remettre en question.
Ce capitalisme financier, n'a-t-il pas aussi, en injectant de l'argent dans l'économie, soutenu la croissance mondiale ?
Jamais les écarts de salaire n'ont été aussi importants. Entre 2003 et 2005, le nombre de travailleurs pauvres a augmenté de 21 %. Votre création de richesses, elle a profité à qui ? Pas assez aux travailleurs.
Faites-vous confiance à Nicolas Sarkozy pour changer les règles du capitalisme international ?
Je lui reconnais au moins le mérite de l'action dans un cadre européen. Je suis heureux qu'il trouve enfin des vertus à l'euro et à la Banque centrale européenne après avoir dit qu'ils étaient responsables de toutes nos difficultés. Pour le reste, ce n'est pas lui seul qui changera les règles, c'est l'Europe, si elle pousse son avantage et parvient à s'entendre. Les questions qu'il faut se poser sont celles du rôle à confier au FMI, de l'avenir des paradis fiscaux et de la présence de l'Etat au capital des agences de notation et des banques. Une prise de participation publique permanente dans ces établissements permettrait de mieux les contrôler. Je ne demande pas que l'Etat les gère, mais on ne va quand même pas continuer comme avant. Qui empêchera que recommencent les pratiques déviantes et malhonnêtes si l'Etat ne le fait pas ? Je souhaite un contrôle public au cœur du système bancaire.
Craignez-vous une réaction du corps social ?
Les salariés ressentent beaucoup d'injustice, d'incompréhension et de frustration. Comment comprendre que des centaines de milliards d'euros sont mobilisables pour sauver les banques quand il manque 50 milliards pour éradiquer la faim dans le monde et qu'on dit : « Les caisses sont vides » ? Je sais bien que ces éléments ne sont pas de même nature et je suis d'accord sur le fait qu'il faut sauvegarder les banques. Mais arrêtons d'expliquer que ça ne coûtera rien. Les salariés estiment que les efforts ne sont pas vraiment partagés et que les plus modestes vont payer la crise alors que le gouvernement a fait beaucoup de cadeaux aux plus riches, comme le paquet fiscal. C'est à fleur de peau, les militants sont dans une colère comme j'ai rarement vu.
La mobilisation du 7 octobre dernier n'a pourtant pas rencontré un grand succès...
Dans un premier temps, le mécontentement provoque du repli sur soi, mais on verra la colère monter dans les entreprises au fur et à mesure. Et voilà qu'on vante aux salariés le travail du dimanche parce qu'il leur donnerait un septième jour pour consommer. Mais, enfin, pour consommer quoi, avec quel argent ?
Sur quoi cela va-t-il déboucher ?
Le retour de bâton sera très fort quand on verra le bout du tunnel. Il y aura de grandes exigences sur une meilleure redistribution des résultats.
Faut-il plafonner les salaires des dirigeants ?
Cela ne peut pas se faire au niveau d'un seul pays. Le problème, ce n'est pas qu'un patron gagne de l'argent quand l'entreprise marche bien et en fait aussi profiter les salariés. Mais quand l'entreprise est en difficulté, les salariés trinquent pendant que le dirigeant est remercié financièrement pour partir ! C'est cela qui est choquant
Le code de bonne conduite du Medef suffit-il ?
Il ne va pas bien loin. Même celui des Américains est plus contraignant. On a réglementé les indemnités de licenciement pour les salariés, je ne vois pas pourquoi on ne réglementerait pas sérieusement celles des employeurs.
Nicolas Sarkozy doit annoncer cette semaine une nouvelle vague de mesures sur l'emploi. Qu'en attendez-vous ?
Il faut commencer par revoir le budget. Il n'est pas possible, dans ces circonstances particulières, de proposer des budgets de l'emploi et du logement en baisse, et de financer ces politiques par des ponctions sur le budget de l'assurance-chômage, du 1 % logement ou de l'Agefiph. Le gouvernement dit aux partenaires sociaux : vous avez bien géré votre budget, donc on vous le pique ! Le Premier ministre appelle à un meilleur accompagnement et à une meilleure indemnisation des chômeurs, mais on nous enlève les moyens nécessaires. Il faut aussi une réponse européenne car la crise de l'automobile, par exemple, ne s'arrête pas aux frontières. On peut renforcer le fonds européen de régulation de la mondialisation. Il contient 500 millions d'euros, c'est ridicule. François Fillon affirme que « l'Europe est un projet politique, pas une société anonyme », mais je constate qu'on a sauvé la société anonyme et abandonné le projet politique. Après le sauvetage des banques, Nicolas Sarkozy doit mettre la même énergie dans un plan coordonné de relance de l'économie. On est également obligé, évidemment, de revenir à un système de traitement social du chômage.
Que pensez-vous de la relance surprise du contrat de transition professionnelle ?
Son expérimentation s'achève. Les partenaires sociaux pourraient s'en saisir dans le cadre de la négociation sur l'assurance-chômage.
Le Medef a répété sa volonté de baisser les cotisations...
Il faut remettre les choses dans l'ordre. Une éventuelle baisse ne peut être décidée qu'à la fin de la négociation. Il faut d'abord regarder l'évolution du chômage et des besoins des chômeurs, et, ensuite seulement, s'il reste des moyens, on peut réfléchir à une baisse des cotisations.
La négociation ne risque-t-elle pas d'accoucher d'une souris au vu des contraintes économiques ?
J'espère bien que non. Il faut changer les règles d'indemnisation pour développer le nombre de personnes indemnisées et instaurer un système plus en phase avec la réalité du travail. Les règles actuelles sont faites pour des salariés en CDI. Elles excluent les précaires et les jeunes. Nous préconisons une filière unique avec un système d'indemnisation proportionnel au temps de travail. Par ailleurs, nous voulons qu'un chômeur conserve ses droits quand il reprend un travail.
La CFDT-cheminots va se rapprocher des conducteurs de la FGAAC. Est-ce le signal d'une vaste recomposition syndicale dans les entreprises, liée à la réforme de la représentativité ?
Je n'ai jamais cru à des rapprochements syndicaux par le sommet. Les fusions annoncées à coups de clairon sont moins efficaces que les rapprochements dans les entreprises, entre militants qui se connaissent bien. La recomposition en cours à la SNCF est liée au fait qu'elle va être une des premières à être confrontée à une élection depuis la réforme. Dans toutes les entreprises, nos organisations devront être à l'écoute des autres.
Quitte à s'allier avec des syndicats catégoriels, comme à la SNCF ?
Il y a deux grandes cultures syndicales en France : les confédérations et les syndicats professionnels. Il peut être intéressant, au vu du contexte, de voir si ces types de syndicalisme peuvent se concilier localement. La FGAAC a beaucoup évolué et nous nous en sommes aperçus lors des négociations sur les retraites de la SNCF, l'an dernier. Ils ont su tenir compte de l'intérêt général.
La CFTC s'entredéchire avant son congrès, quitte à mettre sur la table des chèques reçus de l'UIMM. Qu'en pensez-vous ?
Je dis et je dirai jusqu'au bout que je veux savoir où est allé l'argent de l'UIMM, quels que soient les risques pour les syndicats ou les politiques. Pour la première fois, l'UIMM demande à Denis Gautier-Sauvagnac de parler. Qu'il parle. Pour le reste, la bagarre au sein de la CFTC n'est bonne ni pour la CFTC ni pour les syndicats en général.
Avec la crise, quelle va être l'attitude de la CFDT dans les entreprises ?
Nos revendications ne changent pas mais la façon de les poser peut changer en fonction de la situation des entreprises, selon qu'elles sont touchées ou non par le crise. Le mode d'action devra être différent. Nous ne sommes pas là pour mettre de l'huile sur le feu mais pour assurer un service de proximité et de défense des intérêts des salariés. Je pense que Nicolas Sarkozy va enfin se rendre compte que l'Etat a besoin des syndicats pour trouver des solutions avec les employeurs.
Etes-vous prêt à l'unité nationale appelée de ses voeux par François Fillon ?
Elle ne peut se faire que si les efforts sont équitablement partagés. Ce n'est pas le cas. Le Premier ministre doit suspendre le bouclier fiscal que les gens trouvent injuste.
Le gouvernement estime que vous tenez un discours offensif en raison des élections prud'homales...
Non, les militants CFDT ont, en particulier, très mal vécu la remise en cause des 35 heures. On nous a accusés de vouloir fabriquer une société de loisirs. Et que voit-on aujourd'hui ? Les entreprises qui ont signé des accords ne les remettent pas en question. Au contraire, elles vont s'appuyer dessus pour traverser la crise et protéger les emplois. Arcelor Mittal envisage de fermer des fonderies pendant trois semaines. Heureusement que l'entreprise n'a pas monétisé les comptes épargne temps, on va pouvoir les utiliser en guise de chômage technique. Nous allons faire de la RTT défensive, ce sera un outil fondamental dans l'industrie. Alors que la défiscalisation des heures supplémentaires, qui progressent en pleine crise, détruit des emplois. Voilà le résultat de la politique du gouvernement !
Quel est votre objectif pour les prud'homales ?
Nous voulons faire mieux que la dernière fois.
La CFDT a perdu du terrain dans les entreprises sur la période 2005-2006...
Nous observons un redressement depuis, selon les éléments dont nous disposons. Le climat actuel fera le jeu des syndicats qui sont au plus près des salariés dans les entreprises et qui construisent des solutions.
Propos recueillis par Etienne Lefebvre Jean-Francis Pécresse, Derek Perrotte et Dominique Seux
Info pris sur le site : www.cfdt.fr
"J'accepte" de mettre cette vidéo sur le blog de la
CFDT
Je suis tombé par hasard (Rue89) sur cette vidéo et je me rend compte qu'Internet permet à des "citoyens" d'exprimer leurs talents et à d'autres de
profiter de ce média, puisque nos chaines, qu'elles soient publiques ou privées ne nous permettrons jamais de visualiser ce type de travail, ou alors très tard en 3ème partie de
soirée...
J'ai vraiment aimé, j'espère qu'elle vous touchera.
Cette vidéo a été postée le 11 septembre 2003 par un inconnu....
Version musicale - clip
Qui a peur de Denis Robert ?
Le comité de soutien du journaliste enquêteur - Denis ROBRT - invite à signer une nouvelle pétition, motivée par une proposition de Clearstream : dans une
publicité parue en fin de semaine dernière dans Le Monde, la chambre de compensation luxembourgeoise offre à Denis Robert d'abandonner les poursuites engagées contre lui, s'il « accepte également de mettre un terme à toutes ces procédures ». Denis ROBERT qui a
refusé cette offre, appelle à signer une pétition de soutien.
Depuis quelques jours, on peut lire dans nos quotidiens divers communiqués et un encart
publicitaire grassement payé par une société financière qui accuse le journaliste Denis Robert de tous les maux. Etrange pratique que celle de ces organes de presse prestigieux qui se font payer
pour passer (sans le moindre commentaire) un texte qui piétine allègrement le travail d'un confrère. Passons !
Une question reste sans réponse : comment est-il possible qu'au cœur d'une tourmente
financière historique qui fait apparaître aux yeux des foules ébahies l'incompétence, l'irresponsabilité, la criminelle légèreté des dirigeants de toutes les banques du monde, ces hommes si
importants qu'on voit courir à la porte des palais des Républiques pour mendier l'argent des contribuables, perdent leur temps et leur argent à tenter de museler un journaliste
solitaire ?
Pour faire simple, rappelons que les chambres de compensation sont ces sociétés inventées par les banques pour simplifier et accélérer les transferts d'argent d'une
banque à une autre. Mais aussi les enregistrer. L'outil est pratique. Il a un grave inconvénient : il identifie, et mémorise toutes les transactions interbancaires à travers le monde. Si la
majorité de ces mouvements d'argent sont légaux, beaucoup recouvrent des activités criminelles. Et énormément finissent leurs courses dans des paradis fiscaux, à l'abri des regards importuns. La
vulnérabilité du système et l'accès à l'information financière passent par ces chambres de compensation internationales.
Il suffirait que les juges aient accès à cette mémoire informatique pour relever le cheminement de l'argent de la fraude et du crime organisé. Il suffirait que cette menace existe pour que les
fraudeurs à l'impôt, mais aussi les trafiquants de drogue, d'armes et d'influence retirent leur argent des banques.
Et ça, les banquiers ne le supporteraient pas. Voilà ce que Denis Robert répète depuis plus de dix ans, à travers ses articles, ses livres et ses films. Il faut abattre ce type.
Ils sont légion à s'y employer.
Les 50 premiers signataires :
Betty Mialet (éditrice). Isabelle Solal (éditrice) Christophe Alévêque (humoriste). Eric Landau (galeriste). Daniel Cohn Bendit (homme politique). Lefred Thouron (dessinateur). Bernard Barrault
(éditeur). Martin Messonnier (réalisateur). Lionel Duroy (écrivain) Diego Aranega (dessinateur). Fabienne Vonier (productrice). Francis Boespflug (producteur) . Jacques A. Bertrand (écrivain)
Blandine Grosjean ( journaliste) Arnaud Montebourg (homme politique) Jean François Didier (journaliste) Rémi Malingrey (illustrateur). Jean François Diana (professeur université) Arnaud Baumann
(photographe) Sébastien Balibar (physicien) Jean-Marcel Bouguereau (journaliste) Claude Sérillon (journaliste) Olivier Besancenot (homme politique). Bernard Barrault (éditeur) Christophe Nick
(réalisateur) Florent Massot (éditeur) Guy Bedos (humoriste) Bertrand Tavernier (cinéaste) Pierre Siankowski (journaliste) Antoine de Caunes (réalisateur) Denis Labayle (écrivain) Philippe
Ostermann (éditeur) Bruno Gaccio (auteur) Michel Embareck (écrivain) Florence Aubenas (journaliste) Yan Lindingre (dessinateur). Frédéric Bonnaud (journaliste) Benoît Delépine (Grolandais) Gérard
Filoche (homme politique) Pierre Jolivet (cinéaste). Pierre Péan (journaliste) Régis Latouche (professeur université) Ariane Bouissou (journaliste) Dominique Gros (maire de Metz). Hervé Déplasse
(producteur). Guy Seligmann (réalisateur). Didier Porte (humoriste). Francis Kuntz (Grolandais). Hervé Déplasse (producteur). Brigitte Secousse-Louit (commerçante). Pascal Lorent
(journaliste)
Je suis le 455 ème à avoir signé cette pétition
Son combat est aussi le nôtre.
Cliquez pour signer la pétition
http://www.gopetition.com/petitions/pour-denis-robert-contre-la-crise/sign.html
Toutes ces infos émanent du site de "Rue 89"
Aujourd'hui, comme il m'est arrivé de le faire pour le Tibet,
je rédige un billet sur un autre thème que celui du syndicalisme. Je suis avant tout un citoyen.
Ce matin à l'écoute du 7/9 sur France Inter, je suis interloqué d'entendre qu'une jeune maman en situation irrégulière a été convoqué au commissariat du Vème arrondissement de Paris, car dénoncée
par une fonctionnaire de mairie, alors que cette jeune femme « Equatorienne » venait inscrire son enfant à l'école. Ceci se passait au mois de juillet
2008.
Bertrand Delanoë dans un communiqué annonce qu'une « enquête administrative sera diligentée afin d'établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier » et entend aussi « Rappeler à tous les agents concernés ainsi qu'aux maires d'arrondissement eux-mêmes que l'inscription des enfants n'est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d'inscription à l'école » (info : Libération.fr)
La Mairie du Vème arrondissement ? C'est bien celle de Tiberi. Est-ce finalement si surprenant ? Monsieur Hortefeux doit se frotter les mains.
Je n'ai jamais été fier d'appartenir à cette nation, à cette France là. Je serai né Togolais, Espagnol, Etatsunien, ou de je ne sais de quelle contrée ça aurait été pareil. Enfin je crois, la culture qui est la mienne m'aide sans doute à avoir ce jugement là. Je sais que profondément en moi, une « chose » m'envahit. Cette « chose » c'est le devoir que je me fais « d'accueillir » les citoyens du monde. Accueillir, ne serait ce que par un sourire, un bonjour.... J'aime entendre résonner les voix bigarrées, les accents multicolores qui sillonnent et accompagnent mes pas depuis plusieurs dizaines d'années. Combien de repas, de discussion, de palabre, ai-je partagé avec des « potes » issus de l'immigration. Que serai-je sans cela, sans eux ?
Je suis fasciné par ceux qui pour survivres, car c'est bien de cela dont il s'agit, laisse
tout tomber et partent vers l'inconnu. Quelle quantité de courage il faut pour cela. Y-a-t-il chose plus difficile que de se déraciner, s'exiler, partir vers l'inconnu ?
Comment ne pas reconnaitre ce parcours du combattant [du combattu devrai-je dire] par une régularisation immédiate. Certes elle ne doit pas être « LA » solution aux problèmes de
l'immigration, encore faudrait-il que les « hommes » politiques mettent à exécution les promesses à aider certains pays à se développer. Les effets d'annonces restent en
l'état et finalement peut de choses sont faites pour aider ces pays à déployer les ressources nécessaires.
Je soutiens cette jeune maman. C'est pour elle, pour ces proches, pour ceux qui sont à
leurs cotés que j'ai rédigé ce petit texte sans prétention.
Je suis, depuis plusieurs années le parcours de l'association « RESF » - Réseau d'Education Sans Frontière - leur mission me touche au plus haut point. Sans doute devrais-je y
adhérer. Leur combat est aussi très proche de celui de la CFDT.
A Ilona.
Serge G - Citoyen de ce monde de merde
Neuf salariés a reclasser
!!!
Les réunions se succèdent et force est de constater qu'aucune information n'est de mesure à
nous rassurer. Je ne reviens pas dans ce billet sur le chômage partiel, ni sur les congés obligatoires décidés par la Direction, j'ai presque envie de dire que ces mesures sont un moindre mal.
Aujourd'hui personne n'est en mesure de connaitre le temps que durera cette crise. Ce que l'on sait avec certitude, c'est que nous ne devons pas attendre de miracle. Nous avons peut de chance
de voir se décanter cette situation avant plusieurs semaines. J'aurai l'occasion au cours des semaines qui viennent de revenir sur ce sujet.
Non, ce qui me fait me mettre au clavier ce soir c'est le nombre de salariés qui aujourd'hui se retrouvent sans postes de travail à qui ont ne prédit d'autre avenir qu'un licenciement économique. Ce nombre est neuf.
Neuf ce n'est pas rien, c'est énorme. Mais au-delà de cette évidence il me semble que le nombre de neuf salariés n'a pas été choisit au hasard. Je suis trop ancien dans le syndicalisme pour ne pas me poser les questions nécessaire à compréhension.
Neuf c'est un maximum aujourd'hui pour Valeo à l'Isle d'Abeau. Pourquoi je dis cela ? Au delà de neuf l'entreprise ne peut plus licencier économiquement des salariés sans passer par ce qu'on appelle vulgairement un plan social. La mise en place d'un PSE - Plan de Sauvegarde de l'Emploi - (terme légal) est obligatoire La procédure est plus ennuyeuse pour l'entreprise mais peut être aussi bien plus avantageuse pour les salariés licenciés.
Je ne vais rien inventer et pour que chacun comprenne bien ce qu'est un PSE je vais vous donner des informations émanant du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.
La synthèse d'un PSE
Toute entreprise d'au moins 50 salariés qui procède au licenciement pour motif économique d'au moins 10 salariés sur 30 jours doit élaborer un plan de sauvegarde de l'emploi.
Ce document :
Dans quel cas un Plan - PSE - doit-il être élaboré ?
Dans les entreprises employant au moins 50 salariés, lorsque le nombre de licenciements est au moins égal à 10 dans une même période de 30 jours, l'employeur doit établir et mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l'emploi.
En outre :
Lorsqu'au moins dix salariés ont refusé la modification d'un élément essentiel de leur contrat de travail proposée par leur employeur pour un motif d'ordre économique, et que leur licenciement est envisagé, celui-ci est soumis aux dispositions applicables en cas de licenciement collectif pour motif économique, et notamment à l'obligation pour l'employeur d'établir et de mettre en œuvre un Plan de sauvegarde de l'emploi.
Quel est le contenu d'un PSE ?
Peuvent être prévues :
Le comité d'entreprise, un syndicat mais également les salariés peuvent contester la validité du plan de sauvegarde de l'emploi et pour ce faire, saisir le juge des référés du tribunal de grande instance ou, s'agissant d'un salarié dans le cadre d'une action individuelle, le conseil de prud'hommes. A noter que, lorsque le tribunal constate que la procédure de licenciement est nulle en raison de l'absence de plan de sauvegarde de l'emploi, il peut prononcer la nullité du licenciement et ordonner, à la demande du salarié, et sauf impossibilité, la poursuite de son contrat de travail, c'est-à-dire sa réintégration. Si cette réintégration est devenue impossible, notamment du fait de la fermeture de l'établissement ou du site ou de l'absence d'emploi disponible de nature à permettre cette réintégration, ou si le salarié ne la demande pas, le salarié, ayant au moins 2 ans d'ancienneté a droit à une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des 12 derniers mois.
J'espère, par ces données vous avoir éclairé un peu.
Cette situation va être très inconfortable pour chacun de nous et ce que je souhaite par dessus tout, c'est que l'entreprise arrive à ne se séparer d'aucun élément sur le site de l'Isle d'Abeau. La CFDT a fait des propositions, notamment de doubler des postes pour ces neuf salariés le temps de voir la crise s'atténuer, de reculer toutes les actions engagées sur le secteur Usinage de façon a garder les salariés en place, de travailler à la possibilité de mettre en place du temps partiel CHOISIT, d'utiliser les heures de DIF pour envoyer les salariés en formation interne, d'occuper les salariés en remplacement des intérimaires de l'entreprise Trigo, etc..
Mais malheureusement, Il semble que le volet économique prévaut sur tout, est ce vraiment une surprise ?
Serge GONNELAZ - Secrétaire de la SSE CFDT - Valeo Ida
Une fin d'année difficile pour Valeo
Pénalisé par un marché automobile en grande difficulté, Valeo a publié mardi un chiffre d'affaires et un
résultat d'exploitation en baisse au titre du troisième trimestre 2008 et a dit prévoir une nouvelle détérioration du marché automobile au 4e trimestre.
L'équipementier automobile a également confirmé que sa marge 2008 ne progresserait pas. Thierry Morin, le P-DG de Valeo, a souligné lors d'une conférence de presse que le groupe n'était pas optimiste pour le marché à court-terme et qu'il prévoyait une baisse significative de la production automobile dans un contexte de crise durable.
Valeo ne voit pas de raisons pour que les clients achètent des automobiles sur les marchés matures pendant la crise, mais le groupe est en train de se positionner pour résister à une chute significative du marché, a-t-il ajouté.
Valeo a dégagé un résultat opérationnel en repli de 11% à 65 millions d'euros sur la période juillet-septembre, ramenant sa marge de 3,3 à 3,1%, tandis que les ventes ont décru de 5,9% à 2,11 milliards d'euros.
Le résultat net s'est établi à six millions d'euros. Il se compare à une perte de 40 millions au troisième trimestre 2007 en raison d'une provision de 54 millions d'euros liée à la cession de l'activité câblage.
Les trois analystes du consensus Reuters Estimates (arrêté au 20 octobre) tablaient en moyenne sur un résultat d'exploitation de 60,6 millions d'euros et sur un chiffre d'affaires de 2,15 milliards.
Sur les neuf premiers mois de l'année, le résultat d'exploitation de Valeo atteint 268 millions d'euros, en hausse de 7,2%. Dans un communiqué, le spécialiste des "systèmes automobiles" a dit anticiper "une nouvelle dégradation de la production automobile au quatrième trimestre".
Pas de problème de liquidité
"Grâce aux actions entreprises, le groupe confirme, pour l'année 2008, une marge opérationnelle du même ordre que celle de 2007", a ajouté Valeo. L'an dernier, la marge s'était établie à 3,6%.
La société a également expliqué "ne pas avoir d'échéance de remboursement de dette significative avant janvier 2011" et indique que sa "situation de liquidité n'est pas aujourd'hui affectée par la crise financière.""S'agissant du moyen terme, Valeo poursuit l'évaluation des conséquences du nouvel environnement économique sur les objectifs d'amélioration de la marge."
Valeo avait annoncé le 2 octobre que sa marge opérationnelle cette année serait du même ordre que celle de 2007, invoquant la forte dégradation du marché automobile. Le lendemain, Thierry Morin déclarait que l'objectif de marge à 6% en 2010 allait être décalé.
De fait, dans le contexte de ralentissement économique actuel, les équipementiers ont
devant eux un double défi : trouver une réponse adéquate à la volatilité des cours des matières premières et s'adapter à des constructeurs automobiles eux-mêmes particulièrement chahutés.
Thierry Morin a également estimé que la crise pourrait faciliter les projets d'acquisitions du groupe en termes de prix ou compliquer ses cessions.
En Europe, les immatriculations de voitures neuves ont diminué de 4,4% sur les neuf premiers mois de 2008. Aux Etats-Unis, le marché devrait enregistrer une troisième année consécutive de baisse,
s'approchant d'un plus bas de 15 ans et dans certains grands pays émergents, où les équipementiers renforcent leur présence, des constructeurs ont constaté des signes de
surchauffe.
Reuters - Information du site autoactu.com
L'équipementier automobile a annoncé des résultats bénéficiaires, et ce en dépit des perspectives du secteur qualifiées de "dégradées"
Valeo a fait état mardi matin de ses résultats du troisième trimestre, faisant état d'un bénéfice net de 6 millions d'euros contre un déficit de 40 millions d'euros
un an auparavant, tout en notant une conjoncture économique « particulièrement difficile ». Son bénéfice par action ressort en nette progression de 24,8% sur les neufs premiers mois de
l'année à 1,41 euro. L'équipementier a en outre réduit son endettement financier, précisant dans son communiqué être passé de 799 millions à 735 millions fin septembre.
Sur les neuf premiers mois de l'année, la marge opérationnelle du groupe a enregistré une hausse de 0,4 point sur un an imputable à « des efforts de gestions soutenus». En revanche, elle a baissé de 0,2 point sur ce trimestre à 65 millions d'euros. Si Valeo parle de «tassement de ses ventes en valeur», l'équipementier précise néanmoins qu'en terme de volume, ses ventes sont restées stables alors même que «la production automobile de référence recule de près de 4%».
En effet, les perspectives du secteur sont «dégradées» pour le trimestre à venir selon l'équipementier. Ce dernier précise dans son communiqué être parfaitement solide en terme de solvabilité. Valeo indique en effet « que sa situation de liquidité n'est pas aujourd'hui affectée par la crise financière».
En tout cas, le groupe reste dynamique en dépit du contexte. Ainsi, Valeo a annoncé au
début du mois d'octobre avoir créé une joint venture en Inde avec le Groupe Anand. La nouvelle entité nommée Valeo Lighting Systems India Private Limited et majoritairement détenue par
l'équipementier français est en charge de développer des systèmes d'éclairage en Inde, un marché « en plein essor », selon le groupe.
Article du site web : le journal des
finances
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