Texte Libre

Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 08:01

Les infomations en provenance des sites de Valeo France sont péssimistes

Depuis plusieurs semaines l'Inter CFDT Valeo a mise en place une récolte d'informations touchant tous les Délégués Syndicaux Centraux ayant pour but de centraliser toutes les données concernant les fermetures de sites pour la fin d'année, les jours de chômage partiel, les RTT, etc...

On remarque que l'ensemble des sites français sont très affectés par la crise et tous sont sujets à des fermetures inhabituelles. Nous tenons à jour un tableau très précis des fermetures de sites, remis à jour quotidiennement.

Soucieux de faire passer l'information auprès des spécialistes du secteur économique et social, je suis régulièrement en contact avec des journalistes qui souhaitent connaitre comment l'entreprise gère la crise.

Rue89 - www.rue89.com - est de ceux-là, avec une rubrique sur ECO89 et la bonne idée d'une carte de France détaillée des effets de la crise, mais aussi Entreprise & Carrière.

Capital doit reprendre contact pour que je leur fasse part des réalités vécues sur le terrain.

Je reviens aux fermetures pour vous donner quelques indications Laval ferme 11 jours, Reims 14 jours, Châtellerault du 12 décembre au 5 janvier, Abbeville du 8 décembre au 5 janvier, Sainte Florine 15 jours, Idem pour Saint Clément et Annemasse.... Mais aussi le chômage partiel, 3 jours pour Annemasse, 7 jours pour Limoges, 18 jours pour Abbeville pour les salariés n'ayant plus de congé. La liste est longue...

Il semble maintenant acquis que la fin de l'année va être difficile. A en croire les économistes il ne va pas falloir s'attendre à une amélioration d'ici de long mois. A moins que l'Union Européenne sorte de son chapeau la solution miracle à un retour à la normale. Mais combien faudra-t-il mettre sur la table ?

Serge GONNELAZ - Secrétaire de la SSE CFDT

Par Section Syndicale CFDT Valeo Isle d'Abeau - Publié dans : cfdt-valeo-ida - Communauté : Syndicalismes de tous bords
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 09:53


Au-delà de tout !!!

Le plaisir de réécouter les Noirs dez, de savoir qu'ils reprennent enfin le chemin de l'écriture. Premier morceau « Gagnant / perdants » et déjà ils nous donnent des nouvelles de « Nicolas et Pimprenelle ». Le texte est bon, vivement la suite...

Serge G

 


Par Section Syndicale CFDT Valeo Isle d'Abeau - Communauté : Syndicalismes de tous bords
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 18:31
Sujet : Battons-nous contre les idées reçues !
Faibles coûts salariaux, productivité exceptionnelle. La Chine?
Non, la France! Vous n'y croyez pas ?
Lisez et vous serez surpris d'apprendre qui tient ce discours !


Il est courant d'entendre que la compétitivité de la France est plombée par le coût du travail, par le poids des « charges sociales » (ce qui fait doublon avec l'argument précédent, lesdites charges faisant partie intégrante du coût du travail) ou encore par un droit social trop contraignant.
Les syndicalistes et économistes qui osent nuancer le propos et préciser que le coût du travail est moins élevé que chez nos principaux partenaires ou que la France est globalement attractive en raison des politiques publiques (infrastructures publiques de qualité, systèmes éducatif et de santé - encore- performants) passent pour de dangereux idéologues ou pour des illuminés déconnectés de toute réalité.
Dans le contexte actuel, il est instructif de lire ce qui suit : trouvez qui a dit.
« Les coûts salariaux en France se trouvent dans la moyenne basse des pays européens »

« Contrairement aux idées reçues, la France est relativement bien  positionnée pour le coût du travail notamment par rapport à ses concurrents directs que sont l'Allemagne et le Royaume-Uni »

« Le coût global du travail dans l'industrie (secteur d'activité de référence pour les comparaisons internationales) en France est l'un des plus faibles des pays de l'Europe des 15. Il est quasiment équivalent au coût du travail aux Etats-Unis »

« La capitale française se classe ainsi au 2e rang mondial pour l'accueil des sièges sociaux d'entreprises, avec 27 entreprises du Fortune Global 500, devant New York, Londres et Pékin. »

« Les Français affichent en effet des performances exceptionnelles en termes de productivité, avec une performance supérieure de 20 % à la moyenne européenne. »

« Les Français ont une durée effective de travail par semaine supérieure à celle des Etats-Unis, de l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Irlande, la Belgique, les Pays-Bas, les pays scandinaves. La durée effective du travail hebdomadaire est de 38 heures en France, soit une heure de plus qu'en Grande-Bretagne et 2h30 de plus qu'en Allemagne, et un niveau  supérieur à la moyenne des 27 pays membres de l'Union Européenne »

« Si les Français sont si productifs, c'est qu'ils sont très bien formés : 7% du PIB de la France est consacré à l'éducation et à la formation »

« Le nombre de jours de grève dans le secteur privé en France est inférieur à celui des Etats-Unis, de l'Italie ou de l'Espagne »

Un discours qu'aurait pu tenir Bernard Thibault
Etonnant non ? Qui peut ainsi se livrer à de telles affirmations à mille lieues du discours dominant tenu en France ?
Qui peut prétendre  contredire à ce point les assertions du Medef ?
Qui peut paraître aussi irréaliste, pardon, surréaliste, déconnecté à ce point des évidences et des réalités ? Car nous le savons bien, dans ce monde qui bouge, nous, en France, payons trop, sommes paresseux et toujours en grève. Alors qui ?
Olivier Besancenot ? Marie-Georges Buffet ? François Hollande ? Bernard Thibault ? Jean-Claude Mailly ? L'Union syndicale Solidaires ? Le SNUI ? Pardon, mais vous n'y êtes pas. Ce qui est écrit ci-dessus est tout ce qu'il y a de plus officiel : ces extraits (fidèles à l'ensemble dont ils font partie) proviennent de l'Agence française des investissements internationaux. L'AFII, créée en mai 2001, est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministère de l'Economie et des Finances et du ministère délégué à l'Aménagement du Territoire.

Dans la bouche des syndicalistes par exemple, ce type de propos passerait pour une provocation ou pire, pour une grave erreur d'analyse. Or,
l'AFII n'invente rien, elle retranscrit une réalité par ailleurs parfaitement accessible pour peu que l'on prenne le temps de se pencher sur les statistiques publiques, ces mêmes données qui montrent, par exemple, qu'il n'existe empiriquement aucun lien entre le niveau de « prélèvements obligatoires » et le niveau de développement économique.
Curieusement cependant, le discours tenu hors de nos frontières diffère radicalement des assertions officielles que l'on nous tient. On ne peut penser que les gouvernements des ces dernières années ou le Medef ignorent les données sur lesquelles s'appuie d'AFII. D'où un goût amer laissé par cet étrange décalage.

Mardi 04 Novembre 2008 - 14:58
Vincent Drezet dans Marianne2

Par Section Syndicale CFDT Valeo Isle d'Abeau - Publié dans : cfdt-valeo-ida - Communauté : Syndicalismes de tous bords
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 12:25

La colère va monter dans les entreprises

Le journal « Les Echos » publie sous ce titre un long entretien avec François Chérèque, dans son édition du 20 octobre.

Quelles leçons tirez-vous de la crise financière ?

Cette crise est née d'une dérive totalement immorale du capitalisme. Elle prend son origine dans une exploitation ignoble des ménages américains défavorisés auxquels on a fait miroiter un modèle de vie acheté avec des crédits à haut risque. En les endettant jusqu'au cou, c'est révoltant.

Oui, mais ces prêts immobiliers devaient permettre à ceux qui étaient exclus du rêve américain de le rejoindre...

Moi, j'ai un doute sur le rêve qu'on leur a vendu : la maison individuelle, certainement, mais l'émancipation individuelle, la libération par le travail, pardonnez-moi, j'en suis moins sûr ! Il n'y avait rien de vertueux là-dedans. Ce n'était pas des bonnes œuvres. On voudrait nous faire croire maintenant que c'était du capitalisme compassionnel ? C'est une blague. C'était juste un capitalisme immoral. De la même manière, je suis atterré d'entendre parler de capitalisme financier et d'économie réelle comme s'ils n'avaient rien à voir. Mais, enfin, c'est tout le contraire. C'est bien le capitalisme financier qui a imposé ses règles à toute l'économie, à travers les rentabilités irréalistes exigées par les fonds d'investissement ou à travers l'individualisation des droits sociaux. Cette individualisation a considérablement réduit le champ de la négociation collective dans l'entreprise. Parce que cela sert les intérêts des financiers. C'est cela que nous voulons remettre en question.

Ce capitalisme financier, n'a-t-il pas aussi, en injectant de l'argent dans l'économie, soutenu la croissance mondiale ?

Jamais les écarts de salaire n'ont été aussi importants. Entre 2003 et 2005, le nombre de travailleurs pauvres a augmenté de 21 %. Votre création de richesses, elle a profité à qui ? Pas assez aux travailleurs.

Faites-vous confiance à Nicolas Sarkozy pour changer les règles du capitalisme international ?

Je lui reconnais au moins le mérite de l'action dans un cadre européen. Je suis heureux qu'il trouve enfin des vertus à l'euro et à la Banque centrale européenne après avoir dit qu'ils étaient responsables de toutes nos difficultés. Pour le reste, ce n'est pas lui seul qui changera les règles, c'est l'Europe, si elle pousse son avantage et parvient à s'entendre. Les questions qu'il faut se poser sont celles du rôle à confier au FMI, de l'avenir des paradis fiscaux et de la présence de l'Etat au capital des agences de notation et des banques. Une prise de participation publique permanente dans ces établissements permettrait de mieux les contrôler. Je ne demande pas que l'Etat les gère, mais on ne va quand même pas continuer comme avant. Qui empêchera que recommencent les pratiques déviantes et malhonnêtes si l'Etat ne le fait pas ? Je souhaite un contrôle public au cœur du système bancaire.

Craignez-vous une réaction du corps social ?

Les salariés ressentent beaucoup d'injustice, d'incompréhension et de frustration. Comment comprendre que des centaines de milliards d'euros sont mobilisables pour sauver les banques quand il manque 50 milliards pour éradiquer la faim dans le monde et qu'on dit : « Les caisses sont vides » ? Je sais bien que ces éléments ne sont pas de même nature et je suis d'accord sur le fait qu'il faut sauvegarder les banques. Mais arrêtons d'expliquer que ça ne coûtera rien. Les salariés estiment que les efforts ne sont pas vraiment partagés et que les plus modestes vont payer la crise alors que le gouvernement a fait beaucoup de cadeaux aux plus riches, comme le paquet fiscal. C'est à fleur de peau, les militants sont dans une colère comme j'ai rarement vu.

La mobilisation du 7 octobre dernier n'a pourtant pas rencontré un grand succès...

Dans un premier temps, le mécontentement provoque du repli sur soi, mais on verra la colère monter dans les entreprises au fur et à mesure. Et voilà qu'on vante aux salariés le travail du dimanche parce qu'il leur donnerait un septième jour pour consommer. Mais, enfin, pour consommer quoi, avec quel argent ?

Sur quoi cela va-t-il déboucher ?

Le retour de bâton sera très fort quand on verra le bout du tunnel. Il y aura de grandes exigences sur une meilleure redistribution des résultats.

Faut-il plafonner les salaires des dirigeants ?

Cela ne peut pas se faire au niveau d'un seul pays. Le problème, ce n'est pas qu'un patron gagne de l'argent quand l'entreprise marche bien et en fait aussi profiter les salariés. Mais quand l'entreprise est en difficulté, les salariés trinquent pendant que le dirigeant est remercié financièrement pour partir ! C'est cela qui est choquant

Le code de bonne conduite du Medef suffit-il ?

Il ne va pas bien loin. Même celui des Américains est plus contraignant. On a réglementé les indemnités de licenciement pour les salariés, je ne vois pas pourquoi on ne réglementerait pas sérieusement celles des employeurs.

Nicolas Sarkozy doit annoncer cette semaine une nouvelle vague de mesures sur l'emploi. Qu'en attendez-vous ?

Il faut commencer par revoir le budget. Il n'est pas possible, dans ces circonstances particulières, de proposer des budgets de l'emploi et du logement en baisse, et de financer ces politiques par des ponctions sur le budget de l'assurance-chômage, du 1 % logement ou de l'Agefiph. Le gouvernement dit aux partenaires sociaux : vous avez bien géré votre budget, donc on vous le pique ! Le Premier ministre appelle à un meilleur accompagnement et à une meilleure indemnisation des chômeurs, mais on nous enlève les moyens nécessaires. Il faut aussi une réponse européenne car la crise de l'automobile, par exemple, ne s'arrête pas aux frontières. On peut renforcer le fonds européen de régulation de la mondialisation. Il contient 500 millions d'euros, c'est ridicule. François Fillon affirme que « l'Europe est un projet politique, pas une société anonyme », mais je constate qu'on a sauvé la société anonyme et abandonné le projet politique. Après le sauvetage des banques, Nicolas Sarkozy doit mettre la même énergie dans un plan coordonné de relance de l'économie. On est également obligé, évidemment, de revenir à un système de traitement social du chômage.

Que pensez-vous de la relance surprise du contrat de transition professionnelle ?

Son expérimentation s'achève. Les partenaires sociaux pourraient s'en saisir dans le cadre de la négociation sur l'assurance-chômage.

Le Medef a répété sa volonté de baisser les cotisations...

Il faut remettre les choses dans l'ordre. Une éventuelle baisse ne peut être décidée qu'à la fin de la négociation. Il faut d'abord regarder l'évolution du chômage et des besoins des chômeurs, et, ensuite seulement, s'il reste des moyens, on peut réfléchir à une baisse des cotisations.

La négociation ne risque-t-elle pas d'accoucher d'une souris au vu des contraintes économiques ?

J'espère bien que non. Il faut changer les règles d'indemnisation pour développer le nombre de personnes indemnisées et instaurer un système plus en phase avec la réalité du travail. Les règles actuelles sont faites pour des salariés en CDI. Elles excluent les précaires et les jeunes. Nous préconisons une filière unique avec un système d'indemnisation proportionnel au temps de travail. Par ailleurs, nous voulons qu'un chômeur conserve ses droits quand il reprend un travail.

La CFDT-cheminots va se rapprocher des conducteurs de la FGAAC. Est-ce le signal d'une vaste recomposition syndicale dans les entreprises, liée à la réforme de la représentativité ?

Je n'ai jamais cru à des rapprochements syndicaux par le sommet. Les fusions annoncées à coups de clairon sont moins efficaces que les rapprochements dans les entreprises, entre militants qui se connaissent bien. La recomposition en cours à la SNCF est liée au fait qu'elle va être une des premières à être confrontée à une élection depuis la réforme. Dans toutes les entreprises, nos organisations devront être à l'écoute des autres.

Quitte à s'allier avec des syndicats catégoriels, comme à la SNCF ?

Il y a deux grandes cultures syndicales en France : les confédérations et les syndicats professionnels. Il peut être intéressant, au vu du contexte, de voir si ces types de syndicalisme peuvent se concilier localement. La FGAAC a beaucoup évolué et nous nous en sommes aperçus lors des négociations sur les retraites de la SNCF, l'an dernier. Ils ont su tenir compte de l'intérêt général.

La CFTC s'entredéchire avant son congrès, quitte à mettre sur la table des chèques reçus de l'UIMM. Qu'en pensez-vous ?

Je dis et je dirai jusqu'au bout que je veux savoir où est allé l'argent de l'UIMM, quels que soient les risques pour les syndicats ou les politiques. Pour la première fois, l'UIMM demande à Denis Gautier-Sauvagnac de parler. Qu'il parle. Pour le reste, la bagarre au sein de la CFTC n'est bonne ni pour la CFTC ni pour les syndicats en général.

Avec la crise, quelle va être l'attitude de la CFDT dans les entreprises ?

Nos revendications ne changent pas mais la façon de les poser peut changer en fonction de la situation des entreprises, selon qu'elles sont touchées ou non par le crise. Le mode d'action devra être différent. Nous ne sommes pas là pour mettre de l'huile sur le feu mais pour assurer un service de proximité et de défense des intérêts des salariés. Je pense que Nicolas Sarkozy va enfin se rendre compte que l'Etat a besoin des syndicats pour trouver des solutions avec les employeurs.

Etes-vous prêt à l'unité nationale appelée de ses voeux par François Fillon ?

Elle ne peut se faire que si les efforts sont équitablement partagés. Ce n'est pas le cas. Le Premier ministre doit suspendre le bouclier fiscal que les gens trouvent injuste.

Le gouvernement estime que vous tenez un discours offensif en raison des élections prud'homales...

Non, les militants CFDT ont, en particulier, très mal vécu la remise en cause des 35 heures. On nous a accusés de vouloir fabriquer une société de loisirs. Et que voit-on aujourd'hui ? Les entreprises qui ont signé des accords ne les remettent pas en question. Au contraire, elles vont s'appuyer dessus pour traverser la crise et protéger les emplois. Arcelor Mittal envisage de fermer des fonderies pendant trois semaines. Heureusement que l'entreprise n'a pas monétisé les comptes épargne temps, on va pouvoir les utiliser en guise de chômage technique. Nous allons faire de la RTT défensive, ce sera un outil fondamental dans l'industrie. Alors que la défiscalisation des heures supplémentaires, qui progressent en pleine crise, détruit des emplois. Voilà le résultat de la politique du gouvernement !

Quel est votre objectif pour les prud'homales ?

Nous voulons faire mieux que la dernière fois.

La CFDT a perdu du terrain dans les entreprises sur la période 2005-2006...

Nous observons un redressement depuis, selon les éléments dont nous disposons. Le climat actuel fera le jeu des syndicats qui sont au plus près des salariés dans les entreprises et qui construisent des solutions.

Propos recueillis par Etienne Lefebvre Jean-Francis Pécresse, Derek Perrotte et Dominique Seux

Info pris sur le site : www.cfdt.fr

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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 21:26

"J'accepte" de mettre cette vidéo sur le blog de la CFDT
Je suis tombé par hasard (Rue89) sur cette vidéo et je me rend compte qu'Internet permet à des "citoyens" d'exprimer leurs talents et à d'autres de profiter de ce média, puisque nos chaines, qu'elles soient publiques ou privées ne nous permettrons jamais de visualiser ce type de travail, ou alors très tard en 3ème partie de soirée...
J'ai vraiment aimé, j'espère qu'elle vous touchera.
Cette vidéo a été postée le 11 septembre 2003 par un inconnu....
Version musicale - clip

Version lecture

Par Section Syndicale CFDT Valeo Isle d'Abeau - Communauté : Syndicalismes de tous bords
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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 08:12

Qui a peur de Denis Robert ?

Le comité de soutien du journaliste enquêteur - Denis ROBRT - invite à signer une nouvelle pétition, motivée par une proposition de Clearstream : dans une publicité parue en fin de semaine dernière dans Le Monde, la chambre de compensation luxembourgeoise offre à Denis Robert d'abandonner les poursuites engagées contre lui, s'il « accepte également de mettre un terme à toutes ces procédures ». Denis ROBERT qui a refusé cette offre, appelle  à signer une pétition de soutien.

Depuis quelques jours, on peut lire dans nos quotidiens divers communiqués et un encart publicitaire grassement payé par une société financière qui accuse le journaliste Denis Robert de tous les maux. Etrange pratique que celle de ces organes de presse prestigieux qui se font payer pour passer (sans le moindre commentaire) un texte qui piétine allègrement le travail d'un confrère. Passons !
Une question reste sans réponse :
comment est-il possible qu'au cœur d'une tourmente financière historique qui fait apparaître aux yeux des foules ébahies l'incompétence, l'irresponsabilité, la criminelle légèreté des dirigeants de toutes les banques du monde, ces hommes si importants qu'on voit courir à la porte des palais des Républiques pour mendier l'argent des contribuables, perdent leur temps et leur argent à tenter de museler un journaliste solitaire ?
Pour faire simple, rappelons que les chambres de compensation sont ces sociétés inventées par les banques pour simplifier et accélérer les transferts d'argent d'une banque à une autre. Mais aussi les enregistrer. L'outil est pratique. Il a un grave inconvénient : il identifie, et mémorise toutes les transactions interbancaires à travers le monde. Si la majorité de ces mouvements d'argent sont légaux, beaucoup recouvrent des activités criminelles. Et énormément finissent leurs courses dans des paradis fiscaux, à l'abri des regards importuns. La vulnérabilité du système et l'accès à l'information financière passent par ces chambres de compensation internationales.

Il suffirait que les juges aient accès à cette mémoire informatique pour relever le cheminement de l'argent de la fraude et du crime organisé. Il suffirait que cette menace existe pour que les fraudeurs à l'impôt, mais aussi les trafiquants de drogue, d'armes et d'influence retirent leur argent des banques.

Et ça, les banquiers ne le supporteraient pas. Voilà ce que Denis Robert répète depuis plus de dix ans, à travers ses articles, ses livres et ses films. Il faut abattre ce type. Ils sont légion à s'y employer.

Les 50 premiers signataires :

Betty Mialet (éditrice). Isabelle Solal (éditrice) Christophe Alévêque (humoriste). Eric Landau (galeriste). Daniel Cohn Bendit (homme politique). Lefred Thouron (dessinateur). Bernard Barrault (éditeur). Martin Messonnier (réalisateur). Lionel Duroy (écrivain) Diego Aranega (dessinateur). Fabienne Vonier (productrice). Francis Boespflug (producteur) . Jacques A. Bertrand (écrivain) Blandine Grosjean ( journaliste) Arnaud Montebourg (homme politique) Jean François Didier (journaliste) Rémi Malingrey (illustrateur). Jean François Diana (professeur université) Arnaud Baumann (photographe) Sébastien Balibar (physicien) Jean-Marcel Bouguereau (journaliste) Claude Sérillon (journaliste) Olivier Besancenot (homme politique). Bernard Barrault (éditeur) Christophe Nick (réalisateur) Florent Massot (éditeur) Guy Bedos (humoriste) Bertrand Tavernier (cinéaste) Pierre Siankowski (journaliste) Antoine de Caunes (réalisateur) Denis Labayle (écrivain) Philippe Ostermann (éditeur) Bruno Gaccio (auteur) Michel Embareck (écrivain) Florence Aubenas (journaliste) Yan Lindingre (dessinateur). Frédéric Bonnaud (journaliste) Benoît Delépine (Grolandais) Gérard Filoche (homme politique) Pierre Jolivet (cinéaste). Pierre Péan (journaliste) Régis Latouche (professeur université) Ariane Bouissou (journaliste) Dominique Gros (maire de Metz). Hervé Déplasse (producteur). Guy Seligmann (réalisateur). Didier Porte (humoriste). Francis Kuntz (Grolandais). Hervé Déplasse (producteur). Brigitte Secousse-Louit (commerçante). Pascal Lorent (journaliste)

Je suis le 455 ème à avoir signé cette pétition
Son combat est aussi le nôtre.

Cliquez pour signer la pétition

http://www.gopetition.com/petitions/pour-denis-robert-contre-la-crise/sign.html

Toutes ces infos émanent du site de "Rue 89"

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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /2008 21:18

 


Dénoncée par une fonctionnaire de mairie, elle se retrouve au commissariat du Vème arrondissement de Paris

Aujourd'hui, comme il m'est arrivé de le faire pour le Tibet, je rédige un billet sur un autre thème que celui du syndicalisme. Je suis avant tout un citoyen.
Ce matin à l'écoute du 7/9 sur France Inter, je suis interloqué d'entendre qu'une jeune maman en situation irrégulière a été convoqué au commissariat du Vème arrondissement de Paris, car dénoncée par une fonctionnaire de mairie, alors que cette jeune femme « Equatorienne » venait inscrire son enfant à l'école. Ceci se passait au mois de juillet 2008.

Bertrand Delanoë dans un communiqué annonce qu'une «  enquête administrative sera diligentée afin d'établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier » et entend aussi « Rappeler à tous les agents concernés ainsi qu'aux maires d'arrondissement eux-mêmes que l'inscription des enfants n'est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d'inscription à l'école » (info : Libération.fr)

La Mairie du Vème arrondissement ? C'est bien celle de Tiberi. Est-ce finalement si surprenant ? Monsieur Hortefeux doit se frotter les mains.

Je n'ai jamais été fier d'appartenir à cette nation, à cette France là. Je serai né Togolais, Espagnol, Etatsunien, ou de je ne sais de quelle contrée ça aurait été pareil. Enfin je crois, la culture qui est la mienne m'aide sans doute à avoir ce jugement là. Je sais que profondément en moi, une « chose » m'envahit. Cette « chose »  c'est le devoir que je me fais « d'accueillir » les citoyens du monde. Accueillir, ne serait ce que par un sourire, un bonjour.... J'aime entendre résonner les  voix bigarrées, les accents multicolores qui sillonnent et accompagnent  mes pas depuis plusieurs dizaines d'années. Combien de repas, de discussion, de palabre, ai-je partagé avec des « potes » issus de l'immigration. Que serai-je sans cela, sans eux ?

Je suis fasciné par ceux qui pour survivres, car c'est bien de cela dont il s'agit, laisse tout tomber et partent vers l'inconnu. Quelle quantité de courage il faut pour cela. Y-a-t-il chose plus difficile que de se déraciner, s'exiler, partir vers l'inconnu ? Comment ne pas reconnaitre ce parcours du combattant [du combattu devrai-je dire] par une régularisation immédiate. Certes elle ne doit pas être « LA » solution aux problèmes de l'immigration, encore faudrait-il que les « hommes » politiques mettent à exécution les promesses à aider certains pays à se développer. Les effets d'annonces restent en l'état et finalement peut de choses sont faites pour aider ces pays à déployer les ressources nécessaires.

Je soutiens cette jeune maman. C'est pour elle, pour ces proches, pour ceux qui sont à leurs cotés que j'ai rédigé ce petit texte sans prétention.
Je suis, depuis plusieurs années le parcours de l'association «  RESF » - Réseau d'Education Sans Frontière - leur mission me touche au plus haut point. Sans doute devrais-je y adhérer. Leur combat est aussi très proche de celui de la CFDT.
A Ilona.
Serge G - Citoyen de ce monde de merde


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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 21:26

Neuf salariés a reclasser !!!
Les réunions se succèdent et force est de constater qu'aucune information n'est de mesure à nous rassurer. Je ne reviens pas dans ce billet sur le chômage partiel, ni sur les congés obligatoires décidés par la Direction, j'ai presque envie de dire que ces mesures sont un moindre mal. Aujourd'hui personne n'est en mesure de connaitre le temps que durera cette crise. Ce que l'on sait avec certitude, c'est que nous ne devons pas attendre de miracle. Nous avons peut de chance de  voir se décanter cette situation avant plusieurs semaines. J'aurai l'occasion au cours des semaines qui viennent de revenir sur ce sujet.

Non, ce qui me fait me mettre au clavier ce soir c'est le nombre de salariés qui aujourd'hui se retrouvent sans postes de travail  à qui ont ne prédit d'autre avenir qu'un licenciement économique. Ce nombre est neuf.

Neuf ce n'est pas rien, c'est énorme. Mais au-delà de cette évidence il me semble que le nombre de neuf salariés n'a pas été choisit au hasard. Je suis trop ancien dans le syndicalisme pour ne pas me poser les questions nécessaire à compréhension.

Neuf c'est un maximum aujourd'hui pour Valeo à l'Isle d'Abeau. Pourquoi je dis cela ? Au delà de neuf l'entreprise ne peut plus licencier économiquement des salariés sans passer par ce qu'on appelle vulgairement un plan social. La mise en place d'un PSE - Plan de Sauvegarde de l'Emploi - (terme légal) est obligatoire La procédure est plus ennuyeuse pour l'entreprise mais peut être aussi bien plus avantageuse pour les salariés licenciés.

Je ne vais rien inventer et pour que chacun comprenne bien ce qu'est un PSE je vais vous donner des informations émanant du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.

La synthèse d'un PSE

Toute entreprise d'au moins 50 salariés qui procède au licenciement pour motif économique d'au moins 10 salariés sur 30 jours doit élaborer un plan de sauvegarde de l'emploi.

Ce document :

  • - Regroupe un ensemble de mesures destinées à limiter le nombre des licenciements et à favoriser le reclassement des salariés dont le licenciement est inévitable;
  • - Est obligatoirement communiqué à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). Les représentants du personnel doivent être réunis, informés et consultés sur le contenu du plan de sauvegarde de l'emploi. A défaut, la procédure de licenciement est nulle.

Dans quel cas un Plan - PSE - doit-il être élaboré ?

Dans les entreprises employant au moins 50 salariés, lorsque le nombre de licenciements est au moins égal à 10 dans une même période de 30 jours, l'employeur doit établir et mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l'emploi.

En outre :

  • - si, au cours d'une année civile, l'entreprise a procédé au licenciement pour motif économique de plus de 18 personnes sans avoir eu à présenter un plan de sauvegarde de l'emploi, elle doit soumettre le prochain licenciement envisagé au cours des 3 mois suivant la fin de l'année civile à la réglementation sur ces plans;
  • - si l'entreprise a procédé pendant 3 mois consécutifs à des licenciements pour motif économique de plus de 10 personnes au total, sans atteindre 10 personnes dans une même période de 30 jours, elle doit soumettre tout nouveau licenciement économique envisagé au cours des 3 mois suivants à la réglementation sur les plans de sauvegarde de l'emploi.

Lorsqu'au moins dix salariés ont refusé la modification d'un élément essentiel de leur contrat de travail proposée par leur employeur pour un motif d'ordre économique, et que leur licenciement est envisagé, celui-ci est soumis aux dispositions applicables en cas de licenciement collectif pour motif économique, et notamment à l'obligation pour l'employeur d'établir et de mettre en œuvre un Plan de sauvegarde de l'emploi.

Quel est le contenu d'un PSE ?

Peuvent être prévues :

  • - des actions de reclassement interne des salariés sur des emplois relevant de la même catégorie ou équivalents à ceux qu'ils occupent ou, sous réserve de leur accord exprès, sur des emplois de catégorie inférieure;
  • - des créations d'activités nouvelles par l'entreprise;
  • - des actions favorisant le reclassement externe à l'entreprise, notamment par le soutien à la réactivation du bassin d'emploi;
  • - des actions de soutien à la création d'activités nouvelles ou à la reprise d'activités existantes par les salariés;
  • - des actions de formation, de validation des acquis de l'expérience ou de reconversion de nature à faciliter le reclassement interne ou externe des salariés sur des emplois équivalents;
  • - des mesures de réduction ou d'aménagement de la durée du travail;
  • - des mesures de réduction du volume des heures supplémentaires effectuées de manière régulière lorsque ce volume montre que l'organisation du travail de l'entreprise est établie sur la base d'une durée collective manifestement supérieure à 35 heures hebdomadaires ou 1 600 heures par an et que sa réduction pourrait préserver tout ou partie des emplois dont la suppression est envisagée.

    Quels sont les recours possibles ?

Le comité d'entreprise, un syndicat mais également les salariés peuvent contester la validité du plan de sauvegarde de l'emploi et pour ce faire, saisir le juge des référés du tribunal de grande instance ou, s'agissant d'un salarié dans le cadre d'une action individuelle, le conseil de prud'hommes. A noter que, lorsque le tribunal constate que la procédure de licenciement est nulle en raison de l'absence de plan de sauvegarde de l'emploi, il peut prononcer la nullité du licenciement et ordonner, à la demande du salarié, et sauf impossibilité, la poursuite de son contrat de travail, c'est-à-dire sa réintégration. Si cette réintégration est devenue impossible, notamment du fait de la fermeture de l'établissement ou du site ou de l'absence d'emploi disponible de nature à permettre cette réintégration, ou si le salarié ne la demande pas, le salarié, ayant au moins 2 ans d'ancienneté a droit à une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des 12 derniers mois.

J'espère, par ces données vous avoir éclairé un peu.

Cette situation va être très inconfortable pour chacun de nous et ce que je souhaite par dessus tout, c'est que l'entreprise arrive à ne se séparer d'aucun élément sur le site de l'Isle d'Abeau. La CFDT a fait des propositions, notamment de doubler des postes pour ces neuf salariés le temps de voir la crise s'atténuer, de reculer toutes les actions engagées sur le secteur Usinage de façon a garder les salariés en place, de travailler à la possibilité de mettre en place du temps partiel CHOISIT, d'utiliser les heures de DIF pour envoyer les salariés en formation interne, d'occuper les salariés en remplacement des intérimaires de l'entreprise Trigo, etc..

Mais malheureusement, Il semble que le volet économique prévaut sur tout, est ce vraiment une surprise ?

Serge GONNELAZ - Secrétaire de la SSE CFDT - Valeo Ida

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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 19:44

Une fin d'année difficile pour Valeo

Pénalisé par un marché automobile en grande difficulté, Valeo a publié mardi un chiffre d'affaires et un résultat d'exploitation en baisse au titre du troisième trimestre 2008 et a dit prévoir une nouvelle détérioration du marché automobile au 4e trimestre.

L'équipementier automobile a également confirmé que sa marge 2008 ne progresserait pas. Thierry Morin, le P-DG de Valeo, a souligné lors d'une conférence de presse que le groupe n'était pas optimiste pour le marché à court-terme et qu'il prévoyait une baisse significative de la production automobile dans un contexte de crise durable.

Valeo ne voit pas de raisons pour que les clients achètent des automobiles sur les marchés matures pendant la crise, mais le groupe est en train de se positionner pour résister à une chute significative du marché, a-t-il ajouté.

Valeo a dégagé un résultat opérationnel en repli de 11% à 65 millions d'euros sur la période juillet-septembre, ramenant sa marge de 3,3 à 3,1%, tandis que les ventes ont décru de 5,9% à 2,11 milliards d'euros.

Le résultat net s'est établi à six millions d'euros. Il se compare à une perte de 40 millions au troisième trimestre 2007 en raison d'une provision de 54 millions d'euros liée à la cession de l'activité câblage.

Les trois analystes du consensus Reuters Estimates (arrêté au 20 octobre) tablaient en moyenne sur un résultat d'exploitation de 60,6 millions d'euros et sur un chiffre d'affaires de 2,15 milliards.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le résultat d'exploitation de Valeo atteint 268 millions d'euros, en hausse de 7,2%. Dans un communiqué, le spécialiste des "systèmes automobiles" a dit anticiper "une nouvelle dégradation de la production automobile au quatrième trimestre".

Pas de problème de liquidité

"Grâce aux actions entreprises, le groupe confirme, pour l'année 2008, une marge opérationnelle du même ordre que celle de 2007", a ajouté Valeo. L'an dernier, la marge s'était établie à 3,6%.

La société a également expliqué "ne pas avoir d'échéance de remboursement de dette significative avant janvier 2011" et indique que sa "situation de liquidité n'est pas aujourd'hui affectée par la crise financière.""S'agissant du moyen terme, Valeo poursuit l'évaluation des conséquences du nouvel environnement économique sur les objectifs d'amélioration de la marge."

Valeo avait annoncé le 2 octobre que sa marge opérationnelle cette année serait du même ordre que celle de 2007, invoquant la forte dégradation du marché automobile. Le lendemain, Thierry Morin déclarait que l'objectif de marge à 6% en 2010 allait être décalé.

De fait, dans le contexte de ralentissement économique actuel, les équipementiers ont devant eux un double défi : trouver une réponse adéquate à la volatilité des cours des matières premières et s'adapter à des constructeurs automobiles eux-mêmes particulièrement chahutés.
Thierry Morin a également estimé que la crise pourrait faciliter les projets d'acquisitions du groupe en termes de prix ou compliquer ses cessions.
En Europe, les immatriculations de voitures neuves ont diminué de 4,4% sur les neuf premiers mois de 2008. Aux Etats-Unis, le marché devrait enregistrer une troisième année consécutive de baisse, s'approchant d'un plus bas de 15 ans et dans certains grands pays émergents, où les équipementiers renforcent leur présence, des constructeurs ont constaté des signes de surchauffe.

Reuters - Information du site autoactu.com

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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 14:13

L'équipementier automobile a annoncé des résultats bénéficiaires, et ce en dépit des perspectives du secteur qualifiées de "dégradées"

Valeo a fait état mardi matin de ses résultats du troisième trimestre, faisant état d'un bénéfice net de 6 millions d'euros contre un déficit de 40 millions d'euros un an auparavant, tout en notant une conjoncture économique « particulièrement difficile ». Son bénéfice par action ressort en nette progression de 24,8% sur les neufs premiers mois de l'année à 1,41 euro. L'équipementier a en outre réduit son endettement financier, précisant dans son communiqué être passé de 799 millions à 735 millions fin septembre.

Sur les neuf premiers mois de l'année, la marge opérationnelle du groupe a enregistré une hausse de 0,4 point sur un an imputable à « des efforts de gestions soutenus». En revanche, elle a baissé de 0,2 point sur ce trimestre à 65 millions d'euros. Si Valeo parle de «tassement de ses ventes en valeur», l'équipementier précise néanmoins qu'en terme de volume, ses ventes sont restées stables alors même que «la production automobile de référence recule de près de 4%».

En effet, les perspectives du secteur sont «dégradées» pour le trimestre à venir selon l'équipementier. Ce dernier précise dans son communiqué être parfaitement solide en terme de solvabilité. Valeo indique en effet « que sa situation de liquidité n'est pas aujourd'hui affectée par la crise financière».

En tout cas, le groupe reste dynamique en dépit du contexte. Ainsi, Valeo a annoncé au début du mois d'octobre avoir créé une joint venture en Inde avec le Groupe Anand. La nouvelle entité nommée Valeo Lighting Systems India Private Limited et majoritairement détenue par l'équipementier français est en charge de développer des systèmes d'éclairage en Inde, un marché « en plein essor », selon le groupe.
Article du site web :  le journal des finances

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