Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 06:35
Une semaine syndicale riche en évenements...
La semaine a été riche en évenements et mérite que je m’y attarde un peu.
Je commence à savoir que vous êtes friands d’écrits et dans mes « billets » aucune place n’est accordée à la langue de bois. De toute manière je ne suis pas là pour ça, j’ai trop de plaisir à échanger avec vous sur le syndicalisme. Bien que toutes les vérités ne soient pas bonnes à dire !!!
Mon seul but est d’ouvrir des brêches pour débattre et encore débattre et tous ceux qui veulent entrer dans la danse sont les bienvenus.
Ma semaine syndicale commence mercredi ou la CFDT prend place autour de la table de négociation pour la GPEC. Autant dire que rien n’est rose dans cette négociation et le pire de tout et que je ne suis finalement pas sûr que la direction cherche réellement à négocier. Qu’est ce qui me fait dire cela ? J’avançais le terme « langue de bois » il y quelques lignes de cela, alors je me lance. Pour dire les choses clairement, j’ai l’impression que peu de sections syndicales ou de syndicats se « jettent » dans la négociation. Les « chaudes » discussions et échanges ne se font qu’avec un nombre limité d’élus, à savoir, deux organisations syndicales (dont la CFDT) qui assurent principalement à eux seuls l’essentiel des débats. Je trouve cela navrant et ce pour plusieurs raisons : premièrement, il me semble que la base du syndicalisme est de mettre en place « sa » politique, de la défendre, d’essayer de l’imposer et à ma connaissance celle du silense n’a pas lieu d’exister lors d’une négociation, deuxièmement lorsque l’on se trouve en face d’une direction comme la nôtre, il est important de montrer ses intentions, « on négocie ? Sur quelles bases ? Avec quelles motivations de trouver un accord ? Place t-on réellement les salariés au cœur des débats ? et je pourrai continuer ainsi…. ». Les négociations doivent être un lieu d’échange, et malheureusement au vu de mon expérience de syndicaliste, je sais que les organisations syndicales silencieuses finissent souvent, voir toujours, par parapher des textes qu’elles n’ont même pas discutés. Si on ajoute à cela une direction en dessous de tout, hautaine, qui semble avoir envie d’en finir au plus vite, on aura vite compris pourquoi les négociations sur la GPEC ne sont finalement qu’un simulacre. Cela est-il spécifique au syndicalisme français ? je ne sais pas, par contre, j’ai un avis arrêté sur la question et pour moi la base d’un syndicalisme moderne, engagé, intélligent, réformateur, passe inéxorablement par une formation digne de ce nom, à la condition, bien évidemment qu’elle soit donnée à des élus motivés, sûrs de leur engagement syndical. Je pense sans beaucoup me tromper, qu’il y aura un accord et sans beaucoup me tromper la CFDT ne paraphera pas ce texte, car les avancées proposées par la CFDT ne trouvent aucun eccho auprès de la direction. De toute façon, cette direction cherche un accord à minima, elle l’aura, j’en suis sûr mais elle ne sortira pas grandit de cette négociation. La suite le 24 octobre à Créteil.
Le lendemain, jeudi 11, la direction a eu la surprise de voir arriver sur le plateau industriel, la personne, sans doute la moins désirée de la gouvernemance. Hé oui ! Madame L’Inspectrice du Travail, accompagnée par l’un des ces collaborateurs. Tour d’atelier, remontrance tous azimut et pour finir un délit d’entrave décerné par ces services. Une réunion exeptionnelle du CHSCT est programmée sur ce thème jeudi 18 octobre 2007 à 14 heures.
Suite à son tour d’atelier, une réunion s’est tenue et j’ai pu, non sans plaisir, exprimer clairement les manquemants de la direction auprès de Madame L’inspectrice du travail, qui a clairement notifié à la direction qu’elle se plaçait en dehors de la loi sur le point des salariés travaillant en équipe 2X8 et qui venaient compléter les équipes du WE. J’ai par la même fait par à l’Inspection du travail des faits suivants : La direction appelle les salariés lorsque ceux-ci sont en arrêt pour cause d’accident du travail, et aussi sur le fait que les salariés pouvaient être amené à ne pas déclarer leurs « bobos » à l’infirmerie du fait que cela pouvait engendrer des moins sur la prime SPV. Elle a bien évidemment pris note de mes propos et je crois savoir que la direction n’a pas, mais pas du tout apprécié ma démarche. Cela me conforte et me fait dire que finalement je suis dans le vrai et qu’il ne faut et ne faudra jamais me départir de ça, ni m’écarter du chemin des vérités. Ne pas fuir mes responsabilités syndicales, à aucun prix. Je continuerais, plus que jamais a essayer de lutter contre les injustices et aujourd’hui, je suis heureux et fier de compter sur une équipe CFDT soudée, prête à en découdre avec tous ceux qui essayerons de nous barrer la route vers plus de justice et d’équité. Le chemin est long et sans fin, souvent semé d’embuche, il suffit de voir les derniers licenciements de Christophe COURRET et de Mohammed BERCHI, (sur lequel je reviendrais dans les jours qui viennent (à sa demande) et là encore vous aurez du croustillant, sans langue de bois), pour savoir que le « travail » de syndicaliste doit être plus que jamais à la hauteur de vos attentes et de nos consciences intellectuelles.
Un autre point me semble important, un parmis tant d’autres, mais celui-ci doit tout de même éveiller les consciences. Pourquoi tant de démissions chez Valeo en ce moment ? Alors, bien évidemment que cela fait l’objet de discussion au sein de la CFDT et sans mal nous arrivons à la conclusion que tant que la direction ne placera pas LA richesse humaine au cœur de sa politique, nous irons de déconvenues en déconvenues. Il n’est pas normal, alors que l’accord GPEC prévoit la mise en place de tuteurs (qui doivent transmettre leurs savoirs) de laisser partir des salariés expérimentés. Comment se fait-il que des directeurs, qui ont en charge de conduire notre site industriel vers l’excellence, sortent indemnes de tant de gâchis, car la responsabilité de ces départs leurs incombent entièrement. De beaux discourts en beaux discourts, d’allégorie en allégories, voir de mensonges en mensonges, tout est construit pour que rien ne marche. Le management, c'est-à-dire cconduire, diriger, enseigner, motiver est devenu le maître mot, mais qu’en font nos dirigeants ? A force de faux semblants les hommes et femmes de notre entreprise perdent l’espoir et finissent par aller exercer leurs nombreux talents sous d’autres cieux, voir chez nos concurrents. Finalement cela n’est-il pas voulu ? Est-ce vraiment important pour des cadres dirigeants de voir s’envoler NOS talents, puisque eux-mêmes ne font qu’un cours passage au sein de notre entité ?
Je fais un léger exercice de mémoire et j’en tire la conclusion suivante : depuis que je suis présent au sein de l’entreprise, c'est-à-dire 1989, j’ai vu passer, pas moins de sept Directeurs de Division, autant de Directeurs d’Usine, Itou pour les Directeurs des Ressources Humaines, mes neurones chauffes à l’idée de comptabiliser les responsables d’UAP, les superviseurs, etc….
Je suis triste de ce qui se passe, car les valeurs humaines passent aujourd’hui en deçà des résultats économiques, alors que finalement les deux ne devraient pas être dissociés dans les entreprises. La réussite passe inéluctablement par la mise en avant des valeurs humaines. Ne sont-elles « la RICHESSE première » des entreprises ? SG
 
Par Section Syndicale CFDT Valeo Isle d'Abeau - Publié dans : cfdt-valeo-ida - Communauté : Syndicalismes de tous bords
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Syndication

  • Flux RSS des articles

PRESENTATION

Contact

Visiteurs

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés