Campagne Prud'hommes : Des militants CFDT plus motivés que jamais au rassemblement de Paris
Avec plus de 5 000 militants CFDT rassemblés au Zénith de Paris dans une ambiance survoltée, la campagne Prud'hommes a connu, le 19 novembre, un nouveau temps fort.
Il est 14 heures précises, ce 19 novembre, dans une salle du Zénith comble. Agitant leurs drapeaux, 5 000 militants CFDT donnent un tonnerre de décibels, à l'appel de Jean-Louis Malys, secrétaire national, très efficace dans son rôle de
chauffeur de salle. Françoise Lareur, secrétaire générale de l'URI Ile-de-France, se réjouit de ce « moment de fête » partagé avec les militants du Nord-Pas-de-Calais, de Picardie, du
Centre, de Haute Normandie et de Champagne-Ardenne. Un moment privilégié pour rappeler sa « fierté d'être à la CFDT, donner du plaisir et du peps. Je ne sais pas comment on peut militer
triste », affirme Jean-Louis Malys. Ce rassemblement sous le signe de la fierté, mais également du respect, « un mot qui résume tout le boulot que l'on fait, un mot qui doit devenir un
synonyme de CFDT », déclare Jean-Louis Malys. Sans oublier l'humour avec les comédiens de "Scène d'entreprise", toujours très appréciés dans tous les meetings de la campagne.
François Chérèque arrive sur scène sous l'ovation appuyée des militants. « Chapeau, c'est le plus gros meeting syndical de la campagne Prud'hommes, toutes organisations syndicales
confondues », lance t-il avant d'accueillir les militants venus témoigner de leur action.
GPEC et droit du travail à l'honneur
Un premier exemple, en plein dans l'actualité, vient illustrer le savoir-faire des
équipes d'entreprise. Eric, mécanicien de maintenance et délégué syndical, a obtenu de son employeur un accord GPEC et mis en place d'un groupe de travail et de réflexion sur le sujet. « Nous
avons invité chaque personne pour déterminer les compétences des salariés et savoir comment les faire évoluer vers d'autres métiers. On a réussi à trouver des postes qui leur correspondent
».
Patricia, réassortisseuse, chez Monoprix, à Paris et déléguée syndicale centrale, explique sa démarche de syndicaliste dans un secteur ou les questions de pouvoir d'achat ne sont pas des vains
mots. Elle cite des exemples de salariés qui dorment dans leur voiture. « Il nous faut expliquer pourquoi on a signé un accord, mais aussi pourquoi on a pas signé ». François Chérèque
rappelle le « travail énorme de la fédération des Services qui permet d'avoir une vraie visibilité sur ces secteurs. Ces salariés ont des problèmes de salaires, d'insécurité, d'emploi,
et travaillent dans des magasins qui ferment parfois à minuit. Si les gens n'ont pas le temps de faire leurs courses avant minuit, c'est qu'ils travaillent de trop ».
Marc, chef de poste de péage depuis 28 ans à la SAPN, 790 salariés, a crée la section CFDT en 1999. Les sociétés d'autoroute ont programmé un projet d'automatisation des péages, qui menace plusieurs milliers d'emplois dans la branche. « Dans notre entreprise, nous avons obtenu que cette automatisation ne soit pas effrénée, explique Marc. Les gens qui étaient dans les cabines vont vers d'autres métiers après une formation adéquate et sans perte de salaire ». Un résultat qui le rend « fier d'être à la CFDT et fier d'être ici ».
Un discours offensif
Dans son discours final, souvent interrompu par les acclamations et les applaudissements, François Chérèque a salué les militants qui ont témoigné, « qui nous ont communiqué leur punch, leur plaisir de faire, leur confiance dans l'action collective. Soyons fiers d'agir, fiers d'être syndicalistes, fiers d'être à la CFDT, a scandé le secrétaire général. Sur tous les défis, l'emploi, le pouvoir d'achat, les 35 heures, si on nous cherche, on va nous trouver ».
S'il était encore besoin de motiver les militants pour les élections, le secrétaire général a trouvé les mots. « Mobiliser les salariés pour voter CFDT aux prud'hommes, c'est déjà préparer les élections dans vos entreprises. Montrez leur simplement que vous agissez, et qu'au bout de cette action il y a des résultats pour les salariés. Des salariés respectés, c'est plus qu'un slogan, c'est le sens de notre action. C'est vous qui allez faire gagner la CFDT le 3 décembre » !
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